Le mari d'une femme de 68 ans, retrouvée morte en pleine rue à Saint-Prix (Val-d'Oise) vendredi, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé lundi le procureur de Pontoise, Guirec Le Bras. L'homme de 63 ans reconnaît les faits.
Les faits
Vendredi, vers 6 heures 30, le corps de la sexagénaire a été découvert en bord de route par le conducteur d'un bus, qui a alerté les secours. La victime présentait des traces de strangulation, et son corps semblait avoir été déposé sur les lieux. Dans l'après-midi, le mari a été interpellé au domicile du couple à Taverny, une commune voisine. Il a reconnu avoir étranglé sa compagne.
Procédure judiciaire
À l'issue de sa garde à vue, le suspect a été déféré le 17 mai dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour homicide par conjoint ou concubin. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Contexte alarmant
Ce drame s'inscrit dans une série de féminicides en France. Le 11 mai, des associations féministes ont alerté sur le fait que 36 femmes étaient mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l'année, dont six en seulement neuf jours. Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11 % entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait jugé la situation « insupportable » et assuré que la mobilisation des forces de l'ordre était « totale ». Le 10 mai, toujours dans le Val-d'Oise, un policier municipal a été soupçonné d'avoir tué par balle son ex-compagne et leurs deux enfants de 9 et 13 ans à Villers-en-Arthies, avant de retourner son arme contre lui.



