Une femme de 31 ans est décédée dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026 après avoir été touchée par des tirs policiers dans le 18e arrondissement de Paris. Le parquet de Paris a annoncé avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour enquêter sur les circonstances de ce drame.
Les faits
Selon les premières informations, les faits se sont produits vers 23h30, rue de la Chapelle. Des policiers étaient intervenus pour un différend familial. Sur place, ils auraient été confrontés à une femme armée d'un couteau. Selon une source policière, la femme aurait refusé d'obtempérer et se serait jetée sur les fonctionnaires, les obligeant à faire usage de leur arme.
Touchée par plusieurs balles, la femme a été transportée en urgence absolue à l'hôpital, où elle a succombé à ses blessures. Une enquête pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner a été ouverte.
Réactions et enquête
Le parquet de Paris a confirmé que l'IGPN était chargée de l'enquête, conformément à la procédure en cas de tirs policiers. "L'IGPN devra déterminer si l'usage des armes était proportionné et justifié", a déclaré le parquet dans un communiqué. Selon une source proche du dossier, la femme était connue pour des troubles psychiatriques.
L'avocat de la famille de la victime a dénoncé "une réaction disproportionnée" et réclamé "toute la lumière sur cette tragédie". Une autopsie doit être réalisée dans les prochains jours.
Contexte
Ce drame relance le débat sur l'usage des armes à feu par les forces de l'ordre. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, en 2025, 12 personnes ont été tuées par des tirs policiers en France, un chiffre en légère baisse par rapport à l'année précédente. Des associations de défense des droits réclament un encadrement plus strict des tirs policiers.



