Famille de l'assassin présumé de Larissa attend les causes de sa mort en prison
Famille de l'assassin présumé de Larissa attend des réponses

Le 11 février 2026, un détenu tchétchène de 46 ans a été retrouvé sans vie dans sa cellule à la maison d'arrêt de Grasse. Il était incarcéré pour le meurtre de son ex-compagne Larissa, poignardée à mort le 4 novembre 2025 à Nice. Cinq mois plus tard, sa famille et son avocat, Me Paul Sollacaro, attendent toujours de connaître les causes exactes de ce décès.

Un silence qui alimente les soupçons

« Je comprends que l'enquête est nécessaire. Mais elle aurait logiquement dû être plus rapide. Et je ne comprends pas pourquoi on ne répond pas à mes demandes », s'impatiente Me Sollacaro. L'avocat niçois a adressé des demandes répétées au parquet de Grasse, restées sans réponse. Pour ses clients, ce silence « entretient la tension et le doute ».

Selon les premières informations, le détenu aurait été découvert pendu dans sa cellule. Le parquet de Grasse se borne à indiquer que « l'enquête pour recherche des causes de la mort se poursuit », sans donner plus de détails.

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Un féminicide qui avait choqué Nice

Larissa, 39 ans, avait été tuée à coups de couteau dans son appartement du quartier des Moulins à Nice, le 4 novembre 2025. Sa fille aînée, âgée de 17 ans, avait été grièvement blessée. L'ex-compagnon avait ouvert la porte aux policiers, tenant dans ses bras la cadette de 2 ans. Il avait été immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Mis en examen pour assassinat sur ex-conjoint et tentative d'assassinat, il n'a jamais reconnu les faits.

Des menaces et un isolement judiciaire

Me Sollacaro révèle que son client avait « fait l'objet d'un placement à l'isolement judiciaire, le juge d'instruction considérant qu'il y avait un risque. Des menaces ont été proférées à son encontre et celle de sa famille ». La famille du détenu aurait été prise à partie à plusieurs reprises, ce qui avait conduit à un signalement au procureur de Nice.

Pour l'avocat, « il est important pour tout le monde que l'on connaisse les conclusions de l'enquête. Le fait qu'on n'ait pas de réponse, cela nourrit les suspicions. À défaut, certains membres de la famille peuvent penser qu'il a été assassiné au sein de la maison d'arrêt... Ce qu'ils veulent, c'est une réponse à la question : quelles sont les causes de la mort ? »

Une attente qui dure

L'action publique dans le dossier du féminicide s'est éteinte avec la mort du suspect. Mais la famille attend toujours que la justice fasse la lumière sur les circonstances de son décès. Me Sollacaro espère obtenir rapidement des réponses du parquet de Grasse pour apaiser les tensions et dissiper les doutes.

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