Le 6 mai 1983, un homme perdait la vie dans la violente explosion qui dévastait une grande partie des bâtiments du Centre nautique de Trémolat. La formation d'une nappe de gaz propane à l'intérieur des locaux, inoccupés en cette saison, serait à l'origine de cette déflagration. Retour sur cet événement tragique avec l'article paru à l'époque.
Le déroulement des faits
Il est environ midi quinze lorsque M. Fernand Châtelain, responsable de l'accueil et de l'entretien des bâtiments du centre, quitte quelques amis avec qui il vient de prendre l'apéritif dans un café du village situé à 500 mètres de la base nautique. Peu après, à 12 h 20, selon les témoins, un énorme bang se produit. On pense d'abord au passage d'un avion à réaction, mais on doit vite se rendre à l'évidence : le centre nautique vient d'exploser.
Les secours et les recherches
Les sauveteurs arrivent très rapidement de la caserne de pompiers voisine de Couze. Deux chiens de recherche sont amenés sur les lieux pour fouiller l'énorme tas de gravats. Les recherches permettent de découvrir rapidement le corps de M. Châtelain, grièvement blessé. Le malheureux, qui a pu prononcer quelques mots, décède dans les minutes qui suivent l'arrivée des sauveteurs.
La victime
Âgé de 60 ans, M. Châtelain était retraité de l'E.D.F., marié, père de deux enfants et vivait avec sa famille dans la commune de Lalinde, proche des lieux du sinistre. Employé depuis six ans par la Régie du tourisme de Dordogne, il était plus spécialement chargé de l'accueil des vacanciers pendant la période estivale. Durant les mois hors saison, il occupait des fonctions de surveillance et d'entretien sur la base de loisirs.
Le centre nautique
Le centre de loisirs, bâti en 1955, s'étendait sur une surface d'environ cinq cents mètres carrés et comportait une grande cuisine collective, une piscine, un dortoir de soixante lits et un buffet-cafétéria. Propriété du département de la Dordogne, qui en avait confié la gestion à la Régie départementale du tourisme, il a eu plusieurs vocations successives. À l'origine, il accueillait les équipes d'aviron, puis devint un centre de colonie de vacances de la Fédération des œuvres laïques, avant de se spécialiser dans l'hébergement des vacanciers. Une seconde tranche de restauration devait y être entreprise en 1984.
Les conséquences
Hier, sur les lieux du sinistre, personne n'était en mesure de chiffrer le montant des dégâts dans cette station qui a accueilli vingt-cinq mille vacanciers durant la dernière saison estivale. Demain, il sera sans nul doute livré aux bulldozers.



