Ex-policier de la DGSI condamné pour harcèlement de ses ex à Grasse
Ex-policier DGSI condamné pour harcèlement à Grasse

Un ancien policier de la DGSI condamné pour harcèlement moral

Le tribunal correctionnel de Grasse a rendu son verdict ce mercredi 27 mai 2026 dans une affaire de harcèlement moral impliquant un ex-agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L'homme, identifié comme G., a été reconnu coupable d'avoir harcelé deux de ses anciennes compagnes entre mars 2023 et août 2025.

Des victimes sous emprise

À la barre, la première victime, désignée sous le nom de R., a détaillé les faits sans avocat, s'appuyant sur un classeur saumon. Elle a expliqué avoir reçu 50 000 messages en un an, subi une surveillance constante de ses réseaux sociaux et des menaces de suicide. Un soir, elle a alerté les gendarmes après avoir vu la voiture de son ex garée près de son domicile à Villeneuve-Loubet. Les forces de l'ordre ont découvert G. caché dans le coffre du véhicule. « Il m'a désorientée », a-t-elle témoigné, décrivant un état d'hypervigilance permanent.

La seconde victime, M., a également pris la parole, en larmes. Elle a partagé une enfant avec le prévenu. Leur relation s'est dégradée après la rupture, et M. a été « inondée » de messages confus, mêlant questions sur la garde de l'enfant et déclarations d'amour. Des proches ont confirmé l'atmosphère anxiogène. Le tribunal a souligné que G. s'introduisait dans la maison et la voiture de M., et que les serrures changées n'ont pas stoppé le harcèlement numérique. Son avocate, Me Julie Kerangueven, a décrit une victime en état d'alerte constant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La défense du prévenu

Interrogé, G. a justifié ses actes par l'espoir de « retrouver une dynamique plus saine » pour la garde de l'enfant. Il a fourni des explications détaillées pour chaque fait, ce qui a agacé le tribunal. Son avocate, Me Emmanuelle Boukobza-Gaglio, a plaidé que son client avait une réponse à tout. Quant à la cachette dans le coffre, G. a invoqué une mission de traque antiterroriste. Interrogé par le procureur Anthony Carello, il a reconnu que ses actions avaient pu blesser ses ex-compagnes, mais a nié toute intention de nuire.

La décision du tribunal

Le ministère public a fermement rejeté ces justifications, affirmant : « Ces femmes ne sont pas folles, elles sont victimes. » Il a rappelé que G. avait consulté un dossier de la DGSI pour obtenir des informations sur l'entourage de son ex-compagne. Le tribunal a condamné G. à deux ans d'emprisonnement avec sursis probatoire, assortis d'une obligation de soins et d'une interdiction de contact avec les victimes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale