L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour des soupçons de harcèlement sexuel visant le numéro 2 du Raid, l'unité d'élite de la police française. Selon des informations révélées par plusieurs médias, des faits auraient été commis à l'encontre de plusieurs femmes, collègues ou subordonnées au sein de cette unité.
Des témoignages accablants
Plusieurs témoignages recueillis par la cellule d'enquête de Libération font état de comportements inappropriés, allant de remarques déplacées à des gestes non consentis. Les victimes présumées, qui travaillent ou ont travaillé au Raid, décrivent une atmosphère de travail délétère, où les plaintes auraient été ignorées ou minimisées par la hiérarchie.
Une enquête administrative et judiciaire
L'IGPN, également surnommée la "police des polices", a été saisie après le dépôt d'un signalement. L'enquête, en cours, vise à établir la réalité des faits et à identifier d'éventuelles victimes supplémentaires. Parallèlement, une enquête judiciaire pourrait être ouverte si les faits sont avérés.
Le Raid, unité d'élite réputée pour ses interventions à haut risque, se trouve ainsi éclaboussé par ce scandale. La direction de la police nationale a indiqué suivre l'affaire de près et prendre toutes les mesures nécessaires pour faire la lumière sur ces accusations.
Un contexte de prise de conscience
Cette affaire intervient dans un contexte de prise de conscience accrue des violences sexistes et sexuelles au sein des forces de l'ordre. Plusieurs enquêtes ont déjà été ouvertes ces dernières années pour des faits similaires dans d'autres unités. Les associations féministes appellent à une tolérance zéro et à des sanctions exemplaires.
Le numéro 2 du Raid, dont l'identité n'a pas été divulguée, conteste les faits et se dit prêt à collaborer avec les enquêteurs pour prouver son innocence. Son avocat a dénoncé une "campagne de calomnie" visant à nuire à sa réputation.



