Le parquet de Paris a ouvert une enquête ce mardi 7 juillet 2026 après les propos racistes tenus par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla à l'encontre de Kylian Mbappé sur le réseau social X. L'enquête, confirmée par le ministère public, vise les chefs d'injure publique et de provocation publique à la haine ou à la violence, aggravés par le motif racial.
Une plainte de la FFF déclenche l'enquête
Saisi par la Fédération française de football (FFF) après le huitième de finale de la Coupe du monde France-Paraguay, le pôle national de lutte contre la haine en ligne a reçu la plainte mardi. Le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête, a précisé le ministère public, confirmant une information de RMC et RTL. L'élue d'opposition au Sénat paraguayen risque jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Des propos racistes et violents
Après la défaite du Paraguay contre la France samedi, Celeste Amarilla a publié un message sur X attaquant violemment la superstar des Bleus. Elle a écrit : « Cet abruti n'a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. » Ces propos ont provoqué la colère du numéro 10 français et un tollé mondial.
Des motifs aggravés par le racisme
Le parquet de Paris a souligné que les motifs d'injure publique et de provocation à la haine sont aggravés « en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion, réelle ou supposée, de la victime ». Ces délits font encourir la peine d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, a-t-on ajouté de même source.
Une veille renforcée pendant la Coupe du monde
À l'occasion de la Coupe du monde, l'office central de lutte contre la haine en ligne a mis en place une veille sur les propos racistes susceptibles d'être publiés en ligne, afin de pouvoir ouvrir des enquêtes au plus tôt en cas de nécessité, a indiqué le ministère public.



