Paris : enquête ouverte après des saluts nazis lors d'un rassemblement néonazi
Enquête après des saluts nazis à Paris lors d'un rassemblement

Une enquête judiciaire ouverte à Paris suite à un rassemblement néonazi

Le parquet de Paris a officiellement annoncé l'ouverture d'une enquête ce mardi 17 février 2026, confiée au commissariat du XIe arrondissement. Cette décision fait suite à un rassemblement de militants d'extrême droite survenu dimanche soir dans l'est de la capitale, où des gestes et symboles nazis ont été exhibés publiquement.

Les faits : des saluts nazis et des slogans identitaires

Selon les informations communiquées par le parquet à l'Agence France-Presse, l'événement s'est déroulé vers 21h30 sur le boulevard de Ménilmontant, dans le 20e arrondissement. Une cinquantaine de personnes cagoulées ont été signalées effectuant des saluts nazis, un geste illégal en France, tout en scandant : « On est chez nous, justice pour Quentin ». Les manifestants auraient également utilisé des fumigènes, selon une source policière citée par Le Parisien.

Le contexte : la mort d'un militant identitaire à Lyon

Ce rassemblement intervient trois jours après la mort de Quentin D., un militant identitaire et royaliste tué à Lyon. Les participants ont explicitement fait référence à cet événement dans leurs slogans, illustrant la mobilisation de franges extrémistes autour de cette affaire. L'enquête a été ouverte pour « provocation publique à la discrimination en raison de l'origine ou de la religion », d'après les précisions du Figaro.

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Intervention policière et fuite des manifestants

Alertées par la plateforme d'assistance et d'urgence, les forces de l'ordre sont rapidement intervenues sur les lieux. Cependant, les militants ont pris la fuite avant leur arrivée, empêchant toute interpellation. Aucune arrestation n'a donc été effectuée dans l'immédiat, ce qui complique l'identification des responsables.

Menaces de violences raciales signalées

Dans un développement inquiétant, le commissariat du 14e arrondissement aurait reçu un appel anonyme dimanche vers 23 heures. L'appelant, se présentant comme membre d'un groupe d'extrême droite, aurait averti que des « ratonnades » étaient prévues sur le boulevard de Ménilmontant. Ce terme désigne des traques violentes ciblant spécifiquement des personnes maghrébines, soulignant la gravité des menaces proférées.

Les implications judiciaires et sécuritaires

L'ouverture de cette enquête par le parquet de Paris marque une réponse institutionnelle face à la montée des actes et symboles néonazis dans l'espace public. Les autorités doivent maintenant déterminer l'identité des participants et évaluer les risques sécuritaires associés à ces groupes extrémistes. La rapidité de l'intervention policière contraste avec l'absence d'interpellations, mettant en lumière les défis opérationnels rencontrés par les forces de l'ordre dans ce type de situation.

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