Tentative d'enlèvement d'une fillette dans un supermarché de Bergame : le suspect arrêté
C'est une scène terrifiante qui s'est déroulée samedi dans un supermarché de Bergame, en Italie. Un homme a tenté de kidnapper une fillette d'un an et demi sous les yeux de ses parents et des caméras de vidéosurveillance, rapporte le Corriere della Sera. L'individu a été arrêté et placé en garde à vue après avoir été maîtrisé par le père, d'autres clients et des agents de sécurité.
Une attaque soudaine à l'heure du déjeuner
Les faits se sont produits à l'heure du déjeuner, alors que le couple quittait le magasin avec leur fille. Au moment de passer les portes du supermarché, la famille a croisé un homme qui s'est immédiatement jeté sur l'enfant. « Nous n'avons pas immédiatement réalisé la gravité de la situation. Plus qu'un enlèvement, nous avons pensé qu'il voulait lui faire du mal », a confié le père.
L'homme s'est saisi de la jambe de la fillette et a tenté de prendre la fuite en la soulevant, malgré l'intervention de la mère. « J'ai entendu des cris déchirants, la mère hurlait 'ma petite fille !'. Elle serrait la petite fille contre elle, elle a également été traînée au sol. L'homme ne lâchait pas prise », raconte un témoin.
Un sans-abri roumain sans antécédents
Le kidnappeur présumé est un sans-abri de 47 ans, originaire de Roumanie, qui venait d'arriver à Bergame. Il n'avait jamais fait parler de lui auparavant et ne semblait pas souffrir de troubles psychiatriques. La fillette a subi une fracture du fémur lors de l'incident mais a pu quitter l'hôpital depuis.
Réactions politiques et poursuites judiciaires
Cette affaire a ému l'Italie et provoqué de nombreuses réactions au sein de la classe politique. Le quadragénaire pourrait être poursuivi pour « tentative d'enlèvement aggravée par l'âge de la victime et blessures aggravées ».
Selon la maire de Bergame, Elena Carnevali, ce « fait extrêmement grave » s'inscrit dans « un contexte plus large où nous constatons une augmentation des situations de fragilité et de malaise social, qui ne peuvent toutefois se traduire par des délits ». De son côté, le vice-président du Conseil des ministres Matteo Salvini a écrit sur Facebook : « Désormais, aucune tolérance. Aucune concession ».



