Drame à Toulon : une mère de famille se défenestre avec trois enfants
Une femme de 38 ans, en rupture de traitement psychiatrique, s’est défenestrée mercredi 20 mai avec trois de ses enfants, âgés de 3 à 6 ans, depuis le 13e étage d’un immeuble de Toulon, dans le Var. Le parquet a ouvert une enquête pour "meurtres par ascendant" après ce drame qui laisse quatre autres mineurs orphelins de mère.
Comment ce drame a-t-il pu se produire ?
Comment cette mère de famille de 38 ans a-t-elle pu se jeter du 13e étage avec trois de ses enfants ? Ce drame, qui a endeuillé un quartier populaire de Toulon et laisse quatre enfants orphelins, pose la question de sa capacité à s’occuper de ses enfants. Le corps inerte de cette femme a été retrouvé mercredi matin au pied de son immeuble du quartier de Pontcarral, accompagné de ceux de trois de ses enfants, deux garçons et une fille. Selon Var Matin, elle aurait réveillé ses plus jeunes enfants pour leur demander de sauter avec elle, et l’un d’entre eux aurait refusé.
Une sortie récente de l’hôpital psychiatrique
Pour l’heure, "aucun élément ne permet d’impliquer l’intervention d’un tiers", selon le procureur Raphaël Balland. Il faut plutôt chercher dans la personnalité de la mère pour comprendre les raisons de cet acte dramatique. Elle sortait d’un hôpital psychiatrique de Marseille et était en rupture de traitement au moment du drame. En dehors de cela, rien à signaler de particulier. La mère de famille est originaire des Comores et ses voisins la décrivent comme "discrète" et "sans problème". Concernant ses enfants, les trois plus âgés sont nés d’une première union, tandis que les quatre derniers sont nés d’un second père. Le procureur ajoute qu’aucun signalement d’"éventuelles difficultés sociales ou familiales" n’avait été effectué.
Une enquête et un soutien psychologique
Une enquête pour "meurtre par ascendant" a été ouverte pour comprendre les circonstances de ce drame. Les quatre aînés de la fratrie, probablement traumatisés puisqu’ils étaient présents au moment du drame, ont été pris en charge par les services sociaux et bénéficient d’un soutien psychologique. Une cellule de soutien psychologique a également été mise en place dans le quartier pour soutenir les habitants choqués par cet événement.



