La cour d'appel de Montpellier a rendu son verdict ce jeudi 2 juillet 2026 dans l'affaire Boualem Naman, alias « Doualemn », influenceur algérien de 60 ans résidant à Montpellier. Elle a confirmé sa condamnation en première instance pour « provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit », le condamnant à 5 mois de prison avec sursis.
Des faits remontant à début 2025
Au début de l'année 2025, l'agent d'entretien montpelliérain, suivi par 138 000 abonnés sur les réseaux sociaux, avait publié des vidéos sur TikTok appelant à la violence contre un opposant au régime du président algérien Abdelmadjid Tebboune. Ces contenus avaient conduit à son arrestation et à sa première condamnation par le tribunal judiciaire de Montpellier.
Lors de l'audience en appel le 11 mai 2026, l'avocat général avait requis la confirmation de la peine, soulignant la responsabilité de l'influenceur compte tenu de son large public. « Doualemn » s'était défendu en expliquant qu'il avait agi par « peur pour l'Algérie » et qu'il n'avait pas pleinement conscience de la portée de ses propos.
La défense « abasourdie » par la décision
Son avocate, Me Edberg, qui avait plaidé pour une dispense de peine, s'est dite « abasourdie » par l'arrêt de la cour. Elle a indiqué attendre de prendre connaissance des motivations détaillées de la décision avant de communiquer davantage.
Le volet pénal de l'affaire est désormais clos, mais le volet administratif reste en cours. L'État français, qui a tenté à quatre reprises d'expulser l'influenceur vers l'Algérie, a prolongé son assignation à résidence pour 45 jours supplémentaires depuis juillet 2026. « Doualemn » attend toujours une audience administrative qui déterminera s'il peut rester sur le territoire français.



