Décès du père Patrick Chassaigne, ancien militaire et prêtre marquant
Décès du père Patrick Chassaigne, ancien militaire

Le père Patrick Chassaigne est décédé jeudi 30 avril à Ma Maison, l’Ehpad géré par les Petites Sœurs des pauvres, à Agen. Il était âgé de 74 ans. Ses obsèques seront célébrées jeudi 7 mai, à 9 heures, en l’église du Sacré-Cœur, suivies de son inhumation au cimetière Gaillard.

Un parcours hors du commun

Par sa personnalité et son engagement, il aura marqué le Lot-et-Garonne où il a été ordonné prêtre en 1992, par Mgr Michel Dubost, à l’âge de 40 ans. L’homme de foi connaissait là sa deuxième vie, après avoir servi seize ans sous les drapeaux, comme sous-officier. Ordonné diacre en mai 1985, il est très vite devenu aumônier militaire, ce qui lui a valu de connaître de nouvelles missions à l’étranger, cette fois sans uniforme : Sarajevo, Sud Liban ou Kosovo.

Pour ce parcours, le père Chassaigne, alors aumônier de la réserve citoyenne du 48e régiment de transmissions d’Agen, avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010, dans la cour d’honneur de la caserne Toussaint.

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Un ministère paroissial actif

Sous les ordres, le religieux est nommé curé du secteur de Saint-Sylvestre en 2001, puis du secteur de Tournon-d’Agenais en 2006. Il sera le premier curé de la paroisse de Saint-Jacques en Vallée du Lot, lors de sa création le 20 avril 2008, avant de rejoindre, au 1er septembre 2011, la paroisse Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus des Bastides.

Des obsèques houleuses en 2014

En 2014, le père a défrayé la chronique. Au cours des obsèques d’un ancien combattant, alors que l’église de Saint-Etienne-de-Villeréal est pleine, la lecture d’un poème par des proches du défunt fait sortir l’abbé de ses gonds, celui-ci estimant que le texte profane n’avait rien à faire dans cette cérémonie religieuse. Il avait ensuite intimé l’ordre de se taire à une personne expliquant cette initiative. La fin de cérémonie, qui devait être marquée par la diffusion de la chanson « Mon vieux », de Daniel Guichard, avait de nouveau fait réagir vertement le père qui avait ensuite reconnu s’être emporté, tout en justifiant ses décisions.

Retraité depuis 2001, atteint d’une maladie neurodégénérative, il était devenu aumônier des Petites Sœurs des pauvres en 2017, avant d’en devenir résident en 2019.

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