Cévenol gifle sa compagne et la menace avec un fusil : il sort de détention
Cévenol violent avec sa compagne et un fusil : libéré

Un Cévenol de 43 ans, jugé en comparution immédiate lundi 22 juin au tribunal correctionnel d'Alès (Gard), a été condamné à 18 mois d'emprisonnement dont 12 avec sursis probatoire pour des violences conjugales. Il avait giflé sa compagne le 2 avril devant leur fille de 9 ans à Génolhac, puis, le 26 mai, avait chargé un fusil et pointé le canon à 20 centimètres du visage de la victime en la menaçant de mort. Initialement placé sous contrôle judiciaire, il a été placé en détention provisoire après avoir violé ses obligations, ce qui a conduit à son procès anticipé.

Des faits de violence reconnus avec réticence

À la barre, le prévenu a reconnu mollement les faits, après les avoir majoritairement niés en garde à vue. Interrogé sur la gifle, il a répondu : "Pas de souvenir". Concernant le fusil, il a lâché : "Oui, sûrement, oui. J'ai dû le pointer". Interrogé sur ses motivations, il a évoqué "une explication de la vie de tous les jours durant dix ans" et s'est plaint : "Quand on se met à plat pour une personne et qu'on n'a pas de retour, c'est compliqué aussi". Face aux descriptions de son comportement violent, il a rétorqué : "Je suis franc, oui, mais je ne suis pas violent !"

Le procureur dénonce un positionnement désinvolte

Le procureur Abdelkrim Grini a qualifié les faits "d'une particulière gravité dans les violences" et a critiqué la façon de répondre du prévenu, "à la limite de la désinvolture". Il a estimé que la reconnaissance des faits était "feinte, certainement pour amadouer le tribunal" et a requis 30 à 36 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire, avec maintien en détention. L'avocate de la partie civile, Me Christine Gely-May, s'est dite face à un homme "sans remise en cause", reconnaissant les faits "avec agacement".

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La défense obtient une peine aménageable

En défense, Me Pierre-François Giudicelli a plaidé contre l'incarcération, qualifiant le dossier de "sale dossier" mais affirmant que son client "n'est pas un sale type", tout en admettant qu'il "est fruste, ne donne vraiment pas envie". Il a demandé au tribunal d'être "cohérent", rappelant que son client avait initialement été placé sous contrôle judiciaire. Le tribunal a suivi ses arguments : l'homme a écopé de 18 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire, sans mandat de dépôt. Cette peine étant potentiellement aménageable, il a pu quitter la maison d'arrêt où il était détenu depuis fin mai.

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