Schizophrène condamné à 9 mois ferme pour extorsion avec un couteau
Condamné pour extorsion avec un couteau en Charente-Maritime

Mardi 5 mai, le tribunal judiciaire de Saintes a condamné un Montendrais de 31 ans, atteint de schizophrénie, à 9 mois de prison ferme pour des faits remontant à fin mars. « Donne 20 euros ou je te plante », voilà ce qu’a déclaré le prévenu, lundi 23 mars dernier sur les coups de 22 heures, chez la victime, à Jussas, dans le sud du département.

« Ça nous arrive souvent avec ma mère d’aller le voir pour lui demander du tabac ou de l’argent pour des cigarettes », développe le trentenaire à l’élocution marquée par son traitement pour la schizophrénie. Sauf que là, la situation a vrillé, avec une lame de 20 cm dans l’équation. « C’est bête, je m’excuse. Oui, c’est grave aussi. »

Jugement en comparution immédiate

Ce mardi 5 mai, jugé en comparution immédiate, il doit répondre d’extorsion par menace en récidive devant le tribunal judiciaire de Saintes. « Vous avez eu des soucis par le passé avec ce même monsieur, non ? » demande la présidente de l’audience Barbara Seiller. Le trentenaire acquiesce. Oui, il l’a fait tomber de son scooter, a échangé des coups de poing avec lui… « Je ne l’apprécie pas, il prend ma mère pour quelque chose qu’elle n’est pas. » Le tribunal n’en saura pas plus.

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Possible dangerosité

« L’expertise psychiatrique note une possible dangerosité pour lui et les autres », expose le ministère public par la voix de Cécile Diard, qui rappelle la gravité des faits. Elle requiert deux ans de prison ferme, dont un an avec sursis probatoire pour une durée de deux ans avec maintien en détention, ainsi que l’obligation de soins et interdictions de paraître chez la victime, ni d’entrer en contact avec elle.

Me Célia Lochet, pour la défense, préconise plutôt une hospitalisation sous contrainte. « Sa place est en hôpital psychiatrique pour réévaluer son traitement, poursuit-elle. Il faudrait rallonger le délai d’épreuve de deux à trois ans pour axer sur le soin. »

Le tribunal s’est inspiré des réquisitions du ministère public en condamnant le trentenaire à dix-huit mois de prison ferme, dont neuf mois avec sursis probatoire durant deux ans, avec les mêmes obligations et interdictions. Il retourne en détention en attendant de savoir si le juge de l’application des peines décide ou pas d’aménager sa peine.

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