Un an après les inondations meurtrières de Cavalière, le conseil municipal du Lavandou a validé ce mercredi 2 juillet 2026 le rachat de l'appartement des époux Bernard, emportés par la vague de boue le 20 mai 2025. Le montant définitif de l'acquisition s'élève à 246 122,99 euros, une somme qui sera remboursée à la commune par l'État via le Fonds Barnier, destiné à financer les acquisitions de biens exposés à un risque naturel majeur.
Une procédure accélérée pour les victimes
« Ce dossier a été traité en urgence », a déclaré le maire Bertrand Carletti. « L'État a été très mobilisé et la municipalité précédente aussi. C'était une priorité pour la commune. » Il a précisé que le montant final a été calculé en déduisant l'indemnisation déjà versée par l'assurance aux héritiers. L'acte définitif devrait être signé rapidement chez le notaire.
Pour l'instant, aucun projet n'est prévu pour ce logement. « Il n'y a pas de projet », a indiqué le maire, rappelant que tout dépendra des études en cours, tant pour cet appartement que pour la trentaine d'autres logements de la résidence, toujours frappée par un arrêté de péril.
Les autres propriétaires dans l'attente des études
Deux expertises sont en cours : une étude hydraulique sur l'ensemble du bassin-versant de Cavalière et une étude structurelle spécifique à la résidence. « Les familles m'appellent régulièrement. Elles sont dans l'attente, mais aujourd'hui tout dépend vraiment de ces études », a confié le maire.
Si les experts concluent à l'impossibilité de sécuriser durablement le site, un rachat global de la résidence pourrait être engagé, toujours via le Fonds Barnier. « Le meilleur des cas, si l'étude conclut que le bâtiment n'est plus viable, c'est que le Fonds Barnier finance tout : le rachat de tous les appartements, puis la démolition de la résidence. Tout le monde repartirait avec une indemnisation calculée sur la valeur des biens avant la catastrophe », a expliqué Bertrand Carletti.
Une réflexion sur l'urbanisme futur
Élu en mars dernier, le jeune maire, qui était un opposant farouche, assure s'inscrire dans la continuité du travail engagé après la catastrophe par son prédécesseur. « Franchement, il n'y a aucune critique à faire sur la manière dont la catastrophe a été gérée. Le dossier était sur de bons rails », a-t-il souligné.
Pour lui, le déluge du 20 mai 2025 doit désormais influencer les choix d'aménagement futurs. « On a engagé la révision du Plan local d'urbanisme et on ne pourra pas faire comme si rien n'était arrivé. On sait que ça peut se reproduire. C'est une question de responsabilité. Il faudra trouver une solution qui ne sera probablement pas totalement satisfaisante pour protéger les habitants tout en prenant en compte les attentes des propriétaires. C'est un sujet extrêmement sensible et délicat. »



