Comment un banal conflit routier a-t-il pu conduire à un drame mortel ? C'est la question au cœur du procès de Fouad G., qui s'est ouvert ce mardi devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis. Cet habitant de Saint-Mard, en Seine-et-Marne, comparaît pour le meurtre de Viorel G., un jeune Roumain de 23 ans, qu'il est accusé d'avoir mortellement écrasé dans la nuit du 28 février au 1er mars 2018. Les débats se poursuivront jusqu'à jeudi.
Une altercation sous le pont de Bondy
Cette nuit-là, vers 0h15, un différend éclate entre les deux automobilistes au niveau du pont de Bondy, sous l'autoroute A3, à la limite des communes de Noisy-le-Sec et de Bondy. Selon l'accusé et les trois passagers présents dans les deux véhicules, qui ont témoigné à la barre ce mardi, chaque conducteur estimait que l'autre lui avait coupé la route. Ce simple désaccord a rapidement dégénéré.
Des versions divergentes
Fouad G. affirme avoir agi en état de légitime défense, tandis que l'accusation soutient qu'il a délibérément écrasé la victime. Les jurés devront déterminer si l'acte était intentionnel ou non. La cour d'assises de Seine-Saint-Denis examine les faits avec attention, s'appuyant sur les témoignages des passagers et les éléments de l'enquête.
Le procès, qui se tient au palais de justice de Bobigny, est prévu pour durer trois jours. La décision des jurés est attendue avec impatience par les familles des deux hommes, toutes deux éprouvées par ce drame.



