Il embrasse de force sa voisine de 12 ans : 24 mois de prison dont 18 avec sursis
Baiser forcé sur une fillette de 12 ans : 24 mois de prison

Un baiser forcé sur une enfant de 12 ans

Le tribunal correctionnel d’Alès a jugé, jeudi 21 mai, un homme de 46 ans pour avoir embrassé de force sa jeune voisine âgée de 12 ans. Les faits se sont déroulés le 10 avril dernier, en fin d’après-midi, sur le palier d’un immeuble de la commune de Saint-Ambroix, dans le nord du Gard. En état d’ivresse, le prévenu avait attrapé la fillette qui revenait du collège par le poignet, l’avait embrassée de force sur la bouche, avant de lui déclarer : « J’attends que tu aies 15 ans pour faire des choses… » L’agression a pris fin grâce à l’intervention des deux frères de la victime.

Un prévenu qui reconnaît les faits

Lors de l’audience, le mis en cause, désormais domicilié à Rousson, a reconnu les faits, contrairement à ses précédentes comparutions où il les niait ou les minimisait. Il a déclaré : « J’ai beaucoup bu et j’ai eu ce geste déplacé. J’étais énormément alcoolisé ; je ne me souviens pas de tout. » Il attribue ce « geste odieux » à l’alcool et justifie ses dénégations antérieures par la honte. Il suit désormais des soins.

Les réquisitions du parquet

Le représentant du ministère public a qualifié le comportement du prévenu d’« aberrant » et a requis 18 mois de prison, dont six avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt. Il a estimé qu’« il faut maintenir ce qui a été établi » au regard de la situation du prévenu.

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La plaidoirie de la défense

Me Ivan Martin Gros, avocat de la défense, a plaidé pour une peine mixte avec un sursis probatoire renforcé, refusant l’incarcération qu’il qualifie de « solution de facilité ». Il a rappelé que « on est sur un bisou » et que son client « a évolué ». Il a proposé de « gonfler le quantum » pour éviter la prison ferme.

La décision du tribunal

Le tribunal a finalement condamné le quadragénaire à 24 mois de prison, dont 18 avec sursis probatoire, une peine potentiellement aménageable. La partie civile, représentée par Me Joris Numa, s’est réjouie de l’évolution de l’attitude du prévenu, tout en rappelant que les faits sont traumatisants pour l’enfant, qui souffre encore de cauchemars.

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