Me Didier Hollet, avocat au barreau de Toulon, a déposé une plainte pénale contre Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, pour des propos tenus à l'encontre de La Marseillaise. Dans une lettre envoyée au procureur de la République de Bobigny, l'avocat dénonce un outrage à l'hymne national, puni de 7 500 euros d'amende selon le code pénal.
Des propos qui ont suscité l'indignation
Le 16 juin 2026, le journal l'Opinion a rapporté les déclarations de Bally Bagayoko : « Siffler La Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire ! Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d'ici mais aussi de là-bas. » Bien que le maire ait précisé n'avoir jamais sifflé lui-même l'hymne, ces mots ont provoqué une vive réaction politique.
Me Hollet, installé avenue Maréchal Foch à Toulon, a expliqué avoir été « blessé » par ces propos. « Par cette phrase, cet élu conteste l'état du droit pénal en vigueur puisqu'il considère que siffler La Marseillaise est un droit. On ne peut pas être élu de la République, maire d'une ville de plus de 100 000 habitants, et porter atteinte à un symbole de la nation française », a-t-il déclaré.
Une plainte pour outrage public
L'avocat souligne que l'outrage est public, car relayé dans la presse. Il accuse le maire de Saint-Denis de « flatter son électorat » et de tenir un « propos séditieux » visant à encourager l'hostilité envers la France. « Je me suis senti blessé par les propos de cet élu local », a-t-il ajouté, précisant qu'il ne pouvait se résigner à voir un symbole national « piétiné, flétri, foulé aux pieds par un maire de la République ».
Me Hollet estime que les éventuels rétropédalages ultérieurs ne changent rien à la caractérisation de l'infraction. Contacté à plusieurs reprises, Bally Bagayoko n'a pas répondu aux sollicitations pour s'exprimer sur cette action en justice. Les suites données à cette affaire restent inconnues à ce stade.



