Béziers : deux interpellations après une attaque violente contre des policiers à La Devèze
Attaque contre des policiers à Béziers : deux interpellations

Violente agression contre les forces de l'ordre dans le quartier de La Devèze

Dans la nuit du lundi 16 février au mardi 17 février 2026, une grave agression a visé des policiers nationaux dans le quartier sensible de La Devèze, à Béziers. Aux alentours de 2 heures du matin, un premier équipage effectuant une patrouille de routine près des halles du quartier, rue Jacques-Balmat, a été pris pour cible par des individus déterminés à semer le chaos.

Une escalade de la violence avec des projectiles et des engins explosifs

L'attaque a débuté par des jets de pierre dirigés contre le véhicule de police, avant de rapidement s'intensifier. Les agresseurs ont ensuite utilisé des tirs de mortier, causant plusieurs impacts directs sur le véhicule des forces de l'ordre. L'équipage, pris au dépourvu par cette violence soudaine, a immédiatement demandé des renforts.

Un second équipage, appartenant à la Brigade anti-criminalité, est rapidement arrivé sur les lieux pour prêter main-forte. Mais à son tour, ce renfort a essuyé des tirs de mortier, démontrant l'audace et la dangerosité des individus impliqués dans cette attaque préméditée contre les représentants de l'ordre public.

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Deux interpellations malgré la fuite des principaux agresseurs

Malgré la dispersion rapide des agresseurs après leur forfait, les policiers ont pu procéder à deux interpellations significatives. Un premier individu, né en 2005, a été appréhendé sur place par les forces de l'ordre alors qu'il tentait de quitter les lieux.

Un deuxième homme, né en 1994, a été arrêté dans des circonstances particulières à l'hôpital de Béziers. Ce dernier s'était présenté aux urgences en état d'ivresse manifeste, cherchant à se faire soigner pour une brûlure à la main. Les enquêteurs estiment que cette blessure résulte très probablement de la mauvaise manipulation du mortier utilisé lors de l'attaque contre les policiers.

Les deux suspects ont immédiatement été placés en garde à vue pour permettre aux investigations de se poursuivre et d'établir les responsabilités de chacun dans cette affaire particulièrement grave.

La réaction syndicale face à une violence jugée inacceptable

Sylvain Aebi, représentant syndical de Un1té34, a exprimé son indignation face à cet événement : "Il n'y a rien qui change, ce sont des racailles impunies qui s'en prennent à la police pour passer le temps et s'amuser. Un tir de mortier, ça peut tuer. Ils mettent en danger la vie des policiers. Nous sommes confrontés à ces menaces au quotidien, il faut vraiment que les policiers gardent leur sang-froid parce qu'on fait un métier de plus en plus dangereux."

Le syndicaliste a insisté sur la nécessité d'une réponse judiciaire ferme : "Il faut que ces individus interpellés soient sévèrement punis, comme ceux que l'on interpellera par la suite. Il n'y a aucune excuse à ce comportement." Ces propos reflètent l'exaspération croissante des forces de l'ordre face à la recrudescence des violences dont elles font l'objet dans l'exercice de leurs fonctions.

Un contexte local marqué par des tensions récurrentes

Le quartier de La Devèze à Béziers n'en est pas à sa première confrontation avec les forces de l'ordre. Cette nouvelle agression s'inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre certains habitants et les représentants de l'autorité publique. Les jets de pierre et projectiles divers constituent malheureusement une forme de violence trop fréquente dans certains quartiers sensibles de l'Hérault.

L'utilisation d'engins explosifs artisanaux comme des mortiers représente cependant une escalade préoccupante dans la nature des violences exercées contre les policiers. Ce type d'arme, même artisanale, présente un danger mortel pour les forces de l'ordre comme pour les éventuels passants ou riverains.

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Heureusement, malgré la gravité de l'attaque et les moyens dangereux employés par les agresseurs, aucun policier n'a été blessé lors de cet incident. Cette issue heureuse ne doit cependant pas masquer la dangerosité extrême de la situation à laquelle ont été confrontés les équipages de police dans l'exercice de leur mission de protection des citoyens.