Une retraitée piégée par un faux technicien Microsoft
Une octogénaire suisse de 85 ans, prénommée Yvonne, a été victime d'une escroquerie sophistiquée. Alors qu'elle naviguait sur son ordinateur, un bug a figé l'écran, affichant un message d'alerte Microsoft avec un numéro de téléphone. Pensant contacter le support officiel, elle a composé le numéro et s'est retrouvée face à un faux technicien.
Une manipulation minutieuse
L'escroc a longuement parlé à la retraitée pour gagner sa confiance. Après lui avoir vendu un antivirus à 79,80 francs suisses, il a pris le contrôle de son ordinateur à distance via un logiciel de maintenance. Sous pression, Yvonne s'est connectée à sa banque en ligne, permettant au fraudeur d'espionner ses codes et de vider méthodiquement son compte épargne. Près de 50 000 francs suisses, soit 54 500 euros, ont été dérobés.
Une enquête complexe
Le lendemain, la victime a prévenu sa banque et la police. L'enquête a révélé un réseau bien organisé : l'argent a été transféré par fractions vers des comptes en Suisse, puis vers le Congo. Malgré la condamnation de certains intermédiaires en Suisse, l'absence d'accord judiciaire entre la Suisse et le Congo a empêché toute restitution. L'affaire a été classée, et Yvonne n'a jamais récupéré son argent.
Colère contre la banque
La retraitée reproche à sa banque d'avoir validé des paiements depuis son compte épargne, alors qu'elle n'utilise normalement pas ce compte pour des transactions. Elle estime que l'établissement aurait dû vérifier la plausibilité des opérations. La banque, par courrier, a répondu que les ordres avaient été exécutés en bonne et due forme et qu'elle n'était pas tenue de contrôler chaque transaction.
Cette affaire met en lumière les risques des arnaques informatiques et la responsabilité des banques face à la fraude. Les autorités rappellent l'importance de ne jamais communiquer ses identifiants bancaires à distance et de contacter directement sa banque en cas de doute.



