Trois suspects ont été interpellés et placés en garde à vue entre lundi et mardi par les enquêteurs de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex-police judiciaire) dans le cadre de l'assassinat du fils d'une avocate de Nîmes, commis dans la nuit du 30 au 31 octobre 2025 sur le parking du Quick, un fast-food situé sur la rocade d'Alès. Cette exécution sommaire avait plongé la capitale des Cévennes dans l'effroi.
Une enquête pour assassinat en bande organisée
Selon une source judiciaire, les gardes à vue sont en cours dans le cadre d'une enquête confiée à un juge d'instruction pour assassinat en bande organisée. Ce statut permet aux enquêteurs de prolonger la durée des auditions jusqu'à 96 heures, soit le double du délai habituel de 48 heures, dans le cadre des dossiers relevant de la criminalité organisée. Les identités des suspects et le détail des charges n'ont pas encore été révélés.
Un premier coup de filet avait été réalisé par la PJ le 3 février 2026. Lors de cette opération, plusieurs suspects avaient été interpellés dans le Gard et à Marseille, puis interrogés sur des fusillades survenues à quelques jours d'intervalle, liées au trafic de stupéfiants.
Une exécution sommaire sur fond de trafic de stupéfiants
Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2025, la victime, fils d'une avocate, a été tuée de trois balles de calibre 11,43 dans la tête sur le parking du Quick. Selon une source judiciaire citée à l'époque, "la victime a reçu une demande de localisation GPS, sans doute de l'une de ses connaissances, et un quart d'heure après, il est tué de trois balles dans la tête. Le tireur a pu approcher sans que l'autre ne se méfie."
Les enquêteurs de la DCOS de Nîmes et des gendarmes d'un département extérieur, co-saisis des investigations, ont accumulé des charges qui ont permis de déclencher ces gardes à vue. Un suspect a été interpellé librement, tandis que deux autres ont été extraits de maisons d'arrêt où ils étaient détenus pour d'autres motifs.
L'étau se resserre
Les investigations se poursuivent pour déterminer l'implication exacte des suspects dans cet assassinat en bande organisée, qui expose les dérives d'un réseau de stupéfiants local et des liens présumés avec les Bouches-du-Rhône. Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue.



