Un automobiliste de 41 ans a été tué le 22 janvier 2026 à Cranves-Sales (Haute-Savoie) par les débris métalliques de l’airbag Takata de sa Citroën C3, a révélé la cellule investigation de Radio France. L’accident s’est produit vers minuit lorsque le conducteur a heurté la voiture qu’il doublait au moment de se rabattre, déclenchant l’airbag défectueux.
Un modèle sous rappel « stop drive » depuis 2024
La Citroën C3, modèle de 2013, faisait l’objet d’une procédure de rappel « stop drive » depuis fin 2024. Le propriétaire avait reçu plusieurs courriers de rappel et l’obligation de changement d’airbag était inscrite sur le procès-verbal de son contrôle technique, selon les informations de Radio France. Malgré ces avertissements, l’airbag n’avait pas été remplacé.
Troisième accident mortel en métropole
Cet accident porte à 22 le nombre de décès liés aux airbags Takata en France, dont trois en métropole. Les deux précédents accidents mortels métropolitains avaient eu lieu à Galan (Hautes-Pyrénées) en novembre 2023 et à Reims (Marne) en juin 2025. Deux autres accidents corporels ont été recensés en novembre 2023 et juillet 2025. Le dernier incident en date a fait un blessé en février 2026 à La Réunion, sur une Volkswagen Polo.
Un bilan global alarmant
Au total, une cinquantaine d’accidents ont été recensés en France, dont 22 mortels, majoritairement localisés en outre-mer. Au 1er janvier 2026, plus d’un million de véhicules circulaient encore avec ces airbags défectueux sur le territoire national. Le défaut impose désormais une contre-visite obligatoire lors du contrôle technique, une mesure renforcée depuis 2026.
Selon les autorités, le scandale des airbags Takata, qui a touché des millions de véhicules dans le monde, continue de faire des victimes malgré les campagnes de rappel. Les constructeurs concernés, dont Citroën, Volkswagen et d’autres marques, sont sous pression pour accélérer le remplacement des équipements.



