400 fichiers pédopornographiques : 6 mois avec sursis à La Seyne
400 fichiers pédopornographiques : 6 mois avec sursis

Un homme condamné pour détention d'images pédopornographiques à La Seyne-sur-Mer

Ce mercredi 10 juin 2026, le tribunal correctionnel de Toulon a rendu son verdict dans l'affaire de Cédric D., 47 ans, poursuivi pour tentative d'agression sexuelle sur une fillette de 11 ans et détention d'images de mineurs à caractère pornographique. Les faits se sont déroulés à La Seyne-sur-Mer en mars 2024.

Des faits graves révélés par une enfant

La plaignante, une ancienne collègue de travail de Cédric D., n'était pas présente à l'audience, pas plus que sa fille. La présidente du tribunal, Marie-Laure Arnouil, a rappelé les déclarations de la mère : « La maman a dit aux enquêteurs qu'elle vous connaissait depuis un an, et qu'elle vous confiait sa fille car elle vous faisait confiance. Vous lui faisiez des cadeaux, l'ameniez au parc de jeux, elle venait même chez vous. »

Un jour, la petite fille a confié à sa mère que Cédric D. l'aurait allongée sur son canapé, puis « fait des bisous sur la joue » et aurait tenté « de mettre sa main sur sa foufoune ». Selon l'enfant, elle l'a repoussé et a demandé à être raccompagnée chez elle, ce que le prévenu a fait.

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Une attirance pour les mineurs reconnue

Si Cédric D. a nié les attouchements, il a reconnu avoir demandé à la fillette si elle était « excitée d'amour », tout en affirmant que c'était « amical ». La juge a souligné l'inadéquation de cette question : « Elle est bien jeune pour être amie avec vous, ce n'est pas dans l'ordre des choses monsieur. »

L'expertise psychiatrique a décrit le prévenu comme « immature », présentant une « déficience intellectuelle légère » et étant « déconnecté du monde des adultes ». Il a également admis lors de l'expertise avoir « une attirance pour les mineurs ». Sur son ordinateur, la police a retrouvé 400 photos et vidéos à caractère pédopornographique, bien qu'elles aient été supprimées. L'homme a assumé les avoir téléchargées, sans pouvoir expliquer pourquoi.

Relaxé pour la tentative d'agression, condamné pour la détention d'images

L'avocate de la défense, Me Kassandra Le Bris, a plaidé le doute en l'absence de preuves matérielles et du refus de la mère de soumettre sa fille à une expertise psychiatrique. « N'y a-t-il pas pu y avoir une altération de la réalité de la part de la fillette ? Elle dit qu'il voulait la toucher, pas qu'il l'avait fait. »

Le tribunal a finalement relaxé Cédric D. pour la tentative d'agression sexuelle, faute de preuves suffisantes. Cependant, il a été condamné à six mois de prison avec sursis pour la détention d'images pédopornographiques, assortis d'une obligation de soins. Le prévenu, primo délinquant, devra suivre un suivi psychiatrique.

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