Une femme de 60 ans, atteinte de troubles mentaux, a été condamnée ce vendredi 12 juin 2026 à une amende pour maltraitance animale par le tribunal judiciaire de Carcassonne. L'affaire remonte à octobre dernier, lorsque 340 cadavres de chats avaient été découverts dans son domicile, suscitant l'horreur et l'indignation.
Une maison de l'horreur
La sexagénaire a comparu devant un juge du tribunal de Carcassonne, qui l'a reconnue coupable de détention de cadavres et de mauvais traitements envers les animaux, comme le rapporte L'Indépendant. Plusieurs signalements avaient alerté les autorités sur le fait que cette dame volait des chats et les maltraitait. La Fondation 30 Millions d'Amis a alors pris le dossier en main.
Intervention des forces de l'ordre
Accompagnée des forces de l'ordre, de la Société carcassonnaise de protection animale (SCPA) et d'un commissaire de justice, la fondation s'est rendue au domicile de la prévenue. Les membres de l'association décrivent un logement difficilement pénétrable, typique d'une personne souffrant du syndrome de Diogène, avec une odeur pestilentielle.
Découverte macabre
Sur place, 31 chats et un chien ont été trouvés, tous présentant des problèmes de santé. « Le chien était marqué au niveau du cou et du dos, il n'avait quasiment plus de poils à certains endroits », témoigne Jean, enquêteur bénévole à la Fondation 30 Millions d'Amis. Mais le cauchemar ne s'arrête pas là. Plusieurs sacs de croquettes pour chats ont été récupérés dans des cartons. « Je me suis rendu compte que ce n'était pas de la nourriture à l'intérieur, mais des cadavres de chats ! C'était vraiment choquant », raconte Jean. Au total, 340 corps de félins en état de décomposition avancée ont été dénombrés.
« Nous sommes face à un acte abominable qui dépasse l'entendement », a déclaré Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 Millions d'Amis, qui a ordonné un dépôt de plainte immédiat.
Enquête de voisinage
Grâce à une enquête de voisinage, les enquêteurs ont appris que depuis trente ans, cette femme change régulièrement d'adresse dans le secteur et capturerait des chats dans la rue. Cette affaire choquante met en lumière les dangers du syndrome de Diogène, qui pousse les personnes atteintes à accumuler des objets et des animaux dans des conditions insalubres.



