Un jeune homme condamné pour vol et violences à Libourne
Un homme de 19 ans a été reconnu coupable lundi 18 mai par le tribunal correctionnel de Libourne de violence aggravée en récidive et de tentatives de vol. Les faits se sont déroulés le vendredi 3 avril dans le Carrefour Contact, place Abel-Surchamp à Libourne.
Les faits : un vol de gâteaux dégénère
Le prévenu a été surpris par le vigile en train de dissimuler un paquet de gâteaux sous sa veste. Intercepté, il a nié toute tentative de vol, affirmant vouloir payer mais que son argent se trouvait dans la sacoche d’un ami resté à l’extérieur. Alcoolisé, il a tenté de fuir. Le vigile s’y est opposé en tirant sur le t-shirt Lacoste du jeune homme. Un premier coup a été porté, déclenchant une altercation dans la supérette. Blessé, le vigile s’est vu prescrire 7 jours d’ITT.
Le prévenu a justifié son geste en déclarant : « Il m’a pris par le t-shirt, ça ne m’a pas plu. »
Trois procédures en cinq mois
À la barre, le prévenu s’est exprimé peu, les yeux vitreux, semblant absent et peinant à répondre aux questions des magistrats. Il a nié les faits, invoquant sa consommation d’alcool, dont le taux était presque deux fois plus élevé que le seuil légal. Son attitude a irrité le ministère public. En cinq mois, c’était la troisième fois que le prévenu comparaissait pour des faits de violences, notamment des menaces de mort et une course-poursuite. Durant l’audience, le non-respect de ses obligations judiciaires visant à soigner ses addictions au cannabis et à l’alcool a été soulevé.
« À ce rythme, on va se revoir en juin et cette fois, ce sera pour partir à Gradignan », s’est emporté le procureur. « Aux yeux de la loi, que ce soit deux euros ou dix euros, c’est la même chose. On est plutôt là pour juger un jeune homme qui frappe un homme alors qu’il essaye de faire son travail », a rappelé l’avocat de la partie civile.
La condamnation : 7 mois de prison avec bracelet électronique
Le tribunal a suivi les recommandations du parquet et a déclaré le prévenu coupable. Il a été condamné à sept mois de prison, à effectuer à domicile sous bracelet électronique. Il est également soumis à des obligations de soins pour ses addictions et la gestion de ses émotions. Il doit enfin indemniser la partie civile à hauteur de 1 710 euros.



