Le parquet de Paris annonce ce lundi que quinze personnes impliquées dans les violences commises jeudi soir aux abords du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement, ont été mises en examen. Certaines d'entre elles seront jugées dès ce mardi dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate.
Soixante-cinq gardes à vue initiales
Dans la nuit de jeudi à vendredi, soixante-cinq personnes avaient été placées en garde à vue. Ce lundi, le parquet précise que quinze d'entre elles ont été mises en examen pour violences volontaires aggravées. Elles ont toutes été placées sous contrôle judiciaire. Ces mises en examen font suite à la rixe survenue jeudi soir au canal Saint-Martin, impliquant des supporters de l'OGC Nice, qui a fait sept blessés dont un grave.
Jugements immédiats et détentions provisoires
Sept autres suspects doivent être jugés à partir de mardi dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Quatre d'entre eux ont été placés en détention provisoire en attendant leur audience. Par ailleurs, trente-six autres supporters mis en cause seront convoqués devant le tribunal correctionnel dans les prochaines semaines.
Un pronostic vital toujours engagé
La rixe, qui a opposé plusieurs groupes de supporters à la veille de la finale de la Coupe de France de football remportée par le RC Lens contre l'OGC Nice, a fait sept victimes de violences. Samedi soir, l'une d'elles avait toujours son pronostic vital engagé, selon le parquet de Paris.
Les heurts ont éclaté jeudi vers 23h30, lorsqu'une centaine de supporters niçois se sont réunis dans le Xe arrondissement, cherchant manifestement à en découdre, selon la préfecture de police. Après une déambulation le long du canal Saint-Martin, une rixe a éclaté, blessant grièvement un hooligan parisien, d'après une source proche du dossier.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué vendredi un affrontement entre groupes ultras, en l'occurrence des Niçois probablement renforcés par des supporters de Nancy, contre des Parisiens. Des gants coqués, protège-dents et cagoules à l'effigie de l'OGC ont été retrouvés sur les lieux par les policiers.



