La Grande Loge Féminine de France organise une conférence publique à Béziers
Dans le cadre des célébrations de son 80e anniversaire, la Grande Loge Féminine de France (GLFF) propose une conférence ouverte à tous ce vendredi 17 avril à 18h30 à la Salle des Abbés de Béziers. Cet événement s'intitule "Femmes et franc-maçonnerie au XXIe siècle" et sera animé par Catherine Jeannin-Naltet, ancienne grande maîtresse de l'obédience de 2012 à 2014.
Une obédience féminine majeure
Avec 14 000 adhérentes et plus de 450 loges réparties en France et à l'étranger, dont trois implantées à Béziers, la GLFF représente la plus importante obédience maçonnique féminine du pays. Catherine Jeannin-Naltet expliquera lors de cette conférence les spécificités et les objectifs de cette organisation réservée aux femmes.
Les objectifs de la conférence
"À toutes les personnes désireuses d'en apprendre davantage sur notre loge", déclare l'ancienne grande maîtresse. "Je vais expliquer qui nous sommes, où nous allons. L'objectif est de répondre à toutes les questions." Cette démarche pédagogique vise à démystifier la franc-maçonnerie féminine et à présenter ses valeurs fondamentales.
Pourquoi une loge exclusivement féminine ?
Le choix d'intégrer une loge mixte ou non mixte relève avant tout d'une décision individuelle. "Se retrouver entre femmes permet d'être en sécurité et, surtout, en confiance", souligne Catherine Jeannin-Naltet. "Ce dernier point est majeur : trop de femmes doutent de leurs compétences." Elle rappelle également que cette possibilité résulte de longues luttes historiques.
La GLFF entretient néanmoins des échanges réguliers avec des obédiences mixtes comme le Grand Orient et le Droit Humain, permettant ainsi un dialogue constructif entre différentes approches maçonniques.
L'engagement maçonnique aujourd'hui
Selon l'ancienne grande maîtresse, s'engager dans la franc-maçonnerie nécessite avant tout une réelle motivation personnelle. "Il faut aussi avoir envie de travailler avec les outils symboliques qui sont les nôtres, avoir envie de travailler sur soi-même et vouloir notre dimension spirituelle – au sens large, nous n'avons pas de dogme", précise-t-elle. Elle décrit cet espace comme un lieu pour "parachever son existence, se connaître soi-même et, ainsi, devenir une citoyenne impliquée".
L'implication sociale de la GLFF
Après plusieurs années de formation, les "sœurs" deviennent "maîtresses". Celles qui le souhaitent peuvent alors siéger dans des commissions conventuelles nationales qui travaillent tout au long de l'année sur des sujets sociétaux variés. Les réflexions et propositions issues de ces travaux sont ensuite transmises à des institutions comme le Sénat.
"Cela apporte un point de vue maçonnique, c'est-à-dire mesuré, nous cherchons toujours le juste milieu", explique Catherine Jeannin-Naltet. "Et nous ne roulons pour personne." Cette démarche témoigne de l'engagement citoyen de l'obédience et de sa volonté de contribuer au débat public de manière constructive et indépendante.



