Fermetures de classes à Sète : une issue contrastée pour trois établissements
Dans le centre-ville de Sète, trois écoles élémentaires étaient menacées par des fermetures de classes dans le cadre de la future carte scolaire pour la rentrée prochaine. Les parents d'élèves et les enseignants des écoles Arago, Renaissance et Michelet ont mené une mobilisation intense ces dernières semaines pour préserver leurs structures éducatives.
Une victoire nette pour l'école maternelle Michelet
Jeudi 16 avril, une décision importante est venue récompenser les efforts de la communauté éducative de l'école maternelle Michelet. Le conseil départemental de l'Éducation Nationale (CDEN), réuni en préfecture de l'Hérault, a officiellement annulé la fermeture de classe prévue dans cet établissement.
Cette réunion s'est tenue en présence de la préfète de l'Hérault, du directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN), ainsi que des représentants des organisations syndicales enseignantes et de la fédération des parents d'élèves FCPE. L'UNSA Éducation a salué cette décision avec satisfaction, précisant que le DASEN revenait sur deux situations : "annulation des fermetures sur Richier (Montpellier) et Maternelle Michelet (Sète)".
Un sursis pour Arago et Renaissance
La situation reste cependant plus incertaine pour les deux autres établissements sétois concernés. Pour les écoles Arago et Renaissance, le DASEN a annoncé qu'un nouveau Comité social d'administration spécial départemental (CSASD) serait organisé en juin prochain.
Ce report offre un précieux répit d'un mois et demi aux deux écoles, qui entendent mettre à profit ce délai pour convaincre les autorités académiques de revenir sur leur décision initiale. Selon nos informations, plusieurs actions sont déjà envisagées :
- Organisation de journées portes ouvertes
- Campagnes de communication auprès des familles
- Mobilisation renforcée des parents d'élèves
Le contexte démographique en question
Lors de la réunion du CDEN, le DASEN a justifié le projet initial de fermetures par l'impact de la baisse démographique dans le centre-ville de Sète. Cette diminution de la population scolaire aurait des conséquences directes sur les effectifs attendus à la rentrée prochaine, nécessitant selon lui des ajustements de la carte scolaire.
Les syndicats enseignants, dans une déclaration liminaire, ont réaffirmé leur opposition ferme à ces suppressions de postes dans le premier degré. Ils estiment que ces fermetures auraient des conséquences néfastes sur la qualité de l'enseignement et les conditions d'apprentissage des élèves.
Une mobilisation qui porte ses premiers fruits
La décision concernant l'école Michelet démontre que la mobilisation des parents et des enseignants peut influencer les décisions académiques. Cependant, la bataille est loin d'être terminée pour les écoles Arago et Renaissance, qui disposent désormais d'une fenêtre d'opportunité limitée pour faire valoir leurs arguments.
Les prochaines semaines seront cruciales pour ces deux établissements, qui devront démontrer leur capacité à maintenir ou augmenter leurs effectifs scolaires, tout en prouvant leur rôle essentiel dans le paysage éducatif sétois.



