Éducation : le RPI manifeste contre le manque de moyens dans le Gard
RPI manifeste contre manque de moyens éducatifs

Éducation : le RPI se mobilise contre un manque de moyens criant

Une manifestation significative s'est tenue le lundi 30 mars devant l'école de la commune, à l'initiative du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI). Cette mobilisation regroupait les communes de Moulézan, Domessargues, Mauressargues et Montagnac dans le département du Gard. L'objectif principal était d'alerter sur les difficultés persistantes rencontrées par les écoles locales, une situation que la future carte scolaire pourrait encore aggraver.

Des moyens inadaptés aux besoins réels

Marion Bourget, déléguée des parents d'élèves à Mauressargues, a souligné avec force : "Les moyens actuels ne sont pas adaptés aux besoins du terrain. Il faut des conditions acceptables pour assurer un enseignement de qualité." La principale revendication porte sur le maintien des classes existantes et l'ouverture d'une classe supplémentaire à Moulézan, essentielle pour garantir des conditions d'apprentissage optimales.

La situation précaire des accompagnants d'élèves

Les parents et enseignants ont également pointé du doigt la situation alarmante des Accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH). Marion Bourget ajoute : "Sans moyens suffisants, l'inclusion ne peut pas fonctionner correctement. Nous observons des lacunes importantes dans le soutien aux élèves les plus vulnérables."

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Des classes surchargées et des effectifs problématiques

Actuellement, le RPI compte sept classes pour un peu plus de 130 élèves. Laure Pellet, enseignante à Mauressargues et représentante syndicale, explique : "On ne peut pas raisonner en moyenne, les élèves ne sont pas de simples chiffres. La répartition par niveaux entraîne des classes à double ou triple niveaux, parfois avec des élèves en grande difficulté. Cette configuration complexifie considérablement notre travail pédagogique."

Un soutien politique local unanime

La manifestation a bénéficié d'un large soutien des élus locaux :

  • Thomas Pic, maire de Moulézan, a affirmé : "À Moulézan, nous avons une classe qui est vide et qui attend d'être remplie par les enfants. Cette situation est inacceptable."
  • Bernard Clémant, maire de Domessargues
  • Daniel Marquet, maire de Montagnac
  • Johanna Lacour, troisième adjointe de Mauressargues

Sabrine Giraud, présidente de l'Association de parents d'élèves adhérents du Gard (FCPE), présente lors du rassemblement, a rappelé "l'intérêt commun des parents et des enseignants : les élèves et leurs conditions d'apprentissage."

Une problématique qui dépasse le cadre local

Sandrine Auriel, membre de l'équipe syndicale de Sud éducation et AESH à Boisset-et-Gaujac, élargit le débat en évoquant une problématique nationale. Les AESH dénoncent unanimement :

  1. Des conditions de travail précaires
  2. Un manque de formation adéquate
  3. Des salaires insuffisants

Cette triple difficulté entraîne des problèmes récurrents de recrutement et provoque de nombreuses démissions, affaiblissant encore davantage le système éducatif français.

Cette mobilisation du 30 mars dans le Gard s'inscrit donc dans un mouvement plus large de défense de l'école publique et de ses moyens, mettant en lumière les défis quotidiens auxquels font face enseignants, accompagnants et élèves dans un contexte de restrictions budgétaires.

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