Manifestation des lycéens à Ribérac contre les suppressions de classes
Ribérac : lycéens mobilisés contre les suppressions de classes

Des élèves de la cité scolaire Arnaut-Daniel, à Ribérac, ont manifesté ce lundi 18 mai devant leur établissement. Munis de banderoles et de cartons accrochés aux grilles, certains jeunes avaient les cheveux teints en rouge, tandis que des automobilistes les soutenaient en klaxonnant. Un fumigène a même été allumé. La cité scolaire, qui compte environ 1 050 élèves, n’avait pas sa quiétude habituelle dès 8 heures.

Un rassemblement bon enfant

Des dizaines de lycéens, principalement de la voie générale, de la seconde à la terminale, se sont rassemblés pour exprimer leurs revendications dans un état d’esprit bon enfant, sans volonté de bloquer l’établissement. « Les responsables avaient peur d’éventuels débordements dans l’enceinte, mais nous les avons vite rassurés », indique Timoté, 17 ans, en terminale, l’un des porte-parole. « La manifestation était déclarée à la préfecture. On souhaite montrer qu’ici aussi, on peut se mobiliser. On veut faire entendre notre voix. »

Des classes surchargées

Ces élèves s’inscrivent dans le mouvement de leurs camarades de Périgueux. Fin avril, les jeunes de Laure-Gatet avaient dénoncé la suppression de 4 000 postes dans l’enseignement public pour la rentrée 2026. Les Ribéracois ont relayé ces doléances nationales, mais ont aussi rappelé que la cité scolaire avait perdu une classe de seconde en septembre et qu’une autre doit être supprimée au niveau professionnel à la prochaine rentrée.

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« Certaines classes sont surchargées avec plus de 35 élèves en seconde », souligne Timoté. « C’est très dur pour nous et les professeurs. Il y a moins de place pour l’accompagnement individuel. »

Des journées trop longues

Avec Louis, bientôt 18 ans, également en terminale, ils réclament aussi une réforme des emplois du temps. « On a des journées de cours bien trop longues. On commence à 8 heures, on finit à 17 h 30. Avec les transports en bus, certains rentrent chez eux à 19 heures, et puis on gère ensuite les devoirs. Le temps de sommeil s’en ressent. »

Les lycéens devaient rester jusqu’à 17 h 30 ce lundi, sans avoir prévu de suite à leur mouvement.

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