Mardi 5 mai 2026, une mobilisation a eu lieu devant l'école de Sainte-Colombe-de-Peyre, dans la commune de Peyre-en-Aubrac, en Lozère. Parents d'élèves, élus locaux et habitants se sont rassemblés pour réclamer l'ouverture d'une deuxième classe. L'ambiance était grave et déterminée.
Une classe unique surchargée
Le collectif des parents d'élèves, organisateur de la mobilisation, dénonce la suppression d'une classe intervenue l'an dernier en raison d'une baisse des effectifs. À l'époque, la promesse avait été faite de la rouvrir si le nombre d'inscrits augmentait. Aujourd'hui, avec 18 élèves âgés de 2 à 11 ans et de nouvelles inscriptions attendues à la rentrée, la classe unique dépasse les capacités raisonnables. "Neuf niveaux à préparer et enseigner, c'est une charge de travail énorme", regrette le collectif.
Un transfert refusé par solidarité
Une solution avait été proposée : transférer un poste d'enseignant depuis l'école publique d'Aumont-Aubrac. Cependant, le conseil d'école a refusé cette option. "Par solidarité, pour ne pas fragiliser une autre école ni perdre un poste sur notre territoire, nous avons dit non", explique Laëtitia Lefebvre, parente d'élèves et élue locale.
L'école, cœur du village
Pour les habitants de Peyre-en-Aubrac, ce combat dépasse les simples questions scolaires. "Notre école, c'est un lieu de rires, d'apprentissage et de lien entre les générations. C'est ce qui rend notre commune humaine et vivante", rappelle le collectif. Sans école, le village perdrait son attractivité pour les nouvelles familles et son dynamisme social.
Un signal d'alarme
La mobilisation a rassemblé parents, élèves, anciens élèves, nouveaux arrivants et plusieurs élus de Peyre-en-Aubrac et de la communauté de communes Hautes Terres de l'Aubrac. Face à ce qu'ils considèrent comme une vision "purement comptable" de l'éducation en milieu rural, les défenseurs de l'école de Sainte-Colombe-de-Peyre affirment qu'ils ne baisseront pas les bras. Ils attendent désormais une réponse concrète des autorités académiques.



