Les jeunes passent dix fois plus de temps sur écrans qu'à lire selon une étude du CNL
Écrans vs lecture : les jeunes lisent dix fois moins selon le CNL

Les jeunes et la lecture : un fossé grandissant face aux écrans

Une étude approfondie menée par l'institut Ipsos pour le Centre national du livre (CNL) dresse un constat alarmant sur les habitudes culturelles des jeunes générations. Les résultats montrent clairement que les enfants et adolescents âgés de 8 à 19 ans passent désormais beaucoup plus de temps devant les écrans qu'à pratiquer la lecture traditionnelle.

Un déséquilibre temporel spectaculaire

Le rapport révèle des chiffres particulièrement frappants pour la tranche d'âge des 16-19 ans. Ces derniers consacrent en moyenne plus de cinq heures par jour à leurs écrans, qu'il s'agisse de smartphones, tablettes ou ordinateurs. Ce temps représente près de dix fois le volume horaire qu'ils accordent à la lecture de livres ou autres supports écrits.

Pire encore, l'étude souligne que le temps passé sur écran ne se traduit pas par une activité de lecture numérique significative. Les jeunes privilégient massivement le visionnage de courtes vidéos et autres contenus audiovisuels rapides, au détriment de la lecture de textes, même sous format numérique.

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Une désaffection progressive pour la lecture

L'enquête met également en lumière une érosion préoccupante de l'intérêt pour la lecture au fil de l'adolescence. Les textes proposés dans le cadre scolaire, qu'il s'agisse d'œuvres littéraires classiques ou contemporaines, suscitent de moins en moins d'enthousiasme à mesure que les jeunes grandissent.

Cette désaffection s'accompagne d'une baisse tangible de la qualité de la lecture et de la compréhension des textes. Les capacités d'analyse, d'interprétation et de synthèse semblent s'éroder progressivement, créant un véritable défi éducatif pour les institutions scolaires et culturelles.

Un constat qui devrait interpeller les parents

Face à ce tableau préoccupant, l'étude du CNL soulève une question cruciale : ne faudrait-il pas interroger également les parents de ces jeunes sur leurs propres pratiques culturelles ? Il apparaît en effet peu surprenant que le rapport personnel des adultes à la lecture puisse éclairer, au moins partiellement, cette lente dégradation observée chez les plus jeunes.

Les habitudes familiales, l'exemple parental et l'environnement culturel du foyer jouent probablement un rôle déterminant dans la construction du rapport à l'écrit chez les enfants et adolescents. Cette dimension mériterait d'être approfondie dans de futures recherches pour mieux comprendre les mécanismes à l'œuvre dans cette évolution préoccupante des pratiques culturelles juvéniles.

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