Deux collégiens de Lunel en finale nationale pour leur court-métrage au Grand Rex à Paris
Collégiens de Lunel en finale cinéma au Grand Rex

Deux élèves du collège Ambrussum de Lunel rêvent du Grand Rex

À seulement 14 ans, Alycia Gioffredy-Bismuth et Mathurin Guyomar, élèves de troisième au collège Ambrussum de Lunel, voient leur passion pour le cinéma prendre une dimension nationale. Ils ont en effet été sélectionnés pour participer à la finale du concours "Je filme le métier qui me plaît", dont la cérémonie de remise des prix se tiendra le 27 mai au Grand Rex à Paris.

Un concours éducatif pour découvrir les métiers

Le dispositif "Je filme le métier qui me plaît" est un projet éducatif impulsé par les ministères de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et du Travail. Il est destiné à tous les élèves de France, du collège aux grandes écoles. Les participants réalisent des courts-métrages où ils explorent des professions qui les intéressent, en rencontrant des professionnels qui partagent leur expérience.

Cette année, le jury de professionnels sera présidé par la comédienne Anne Roumanoff, succédant à des personnalités comme Dany Boon, Géraldine Nakache ou Yann Arthus Bertrand. Les vidéos d'Alycia et Mathurin ont été retenues parmi des milliers pour prétendre à l'un des 150 prix qui seront décernés.

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Deux approches différentes du septième art

Alycia, passionnée de comédie, a réalisé un court-métrage documentaire intitulé "Du je au jeu : un métier passion". Elle y a interviewé deux comédiens lunellois, Alexandre Pratlong et Brice Runacher, qu'elle admire. "Le but de ma vidéo est d'intéresser les gens aux métiers de la comédie. On voit beaucoup d'acteurs mais peu de comédiens de théâtre. J'ai envie de prouver qu'il est tout aussi accessible que le cinéma", explique-t-elle.

Mathurin, quant à lui, s'est orienté vers la réalisation avec un court-métrage de fiction, "Les acteurs sonores", où il explore le métier de doubleur voix. Il a bénéficié du soutien de l'association lunelloise Causons écran pour le tournage. "Gérer son temps, guider les comédiens, monter les scènes, c'était très enrichissant. Mais le plus fun, c'était le tournage. On a beaucoup rigolé", confie-t-il.

Une prise de position contre l'intelligence artificielle

Dans son film, Mathurin profite également pour dénoncer les dangers de l'intelligence artificielle dans les métiers du doublage. "J'avais envie de montrer que le métier de comédien de doublage est menacé. L'intelligence artificielle doit occuper une place limitée, quel que soit le secteur d'activité. Elle représente une grande menace. Bien que ce soit un outil, il doit être employé à bon escient", insiste le jeune réalisateur.

Une aventure collective et ambitieuse

Les deux collégiens seront accompagnés à Paris par leur professeur-documentaliste, Benoît Blanc. Ils se joindront aux 2 700 jeunes et enseignants invités à la cérémonie. "C'est incroyable. Je ne m'attendais pas à être sélectionnée. J'aimerais gagner pour faire connaître le travail accompli dans notre petite ville", ambitionne Alycia.

En attendant le grand jour, ils espèrent que leurs vidéos seront visionnées par le plus grand nombre, l'un des prix en jeu étant basé sur le nombre de visionnages. S'ils remportent un prix, un extrait de leur vidéo pourra être diffusé sur l'écran du Grand Rex, réalisant ainsi un rêve de cinéma à l'échelle nationale.

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