Brevet maintenu malgré la canicule : malaise et vomissements dans les salles d'examen
Brevet maintenu malgré la canicule : malaise et vomissements

Le brevet des collèges a été maintenu les 26 et 27 juin malgré une canicule intense, provoquant de nombreux malaises, saignements de nez et vomissements chez les élèves. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 850 000 candidats ont passé les épreuves dans des conditions parfois extrêmes, avec des températures dépassant les 40°C dans certaines régions. Des syndicats enseignants et des parents d'élèves avaient pourtant demandé le report des épreuves, mais le ministère a estimé que les mesures d'adaptation mises en place étaient suffisantes.

Des conditions d'examen jugées inhumaines

Dans plusieurs académies, des élèves ont été victimes de malaises. À Marseille, un collège a signalé une dizaine de cas de vomissements dans une même salle. À Lyon, des saignements de nez ont été fréquents. Une professeure, sous couvert d'anonymat, confie : "C'était intenable. Les élèves avaient du mal à se concentrer, certains pleuraient. On a dû ouvrir les fenêtres, mais cela n'a pas suffi."

Le SNES-FSU, principal syndicat du secondaire, a dénoncé une "décision irresponsable" et rappelle que "la santé des élèves et des personnels aurait dû primer". De nombreux enseignants ont signalé des salles sans climatisation ni ventilateurs, avec une température ressentie bien supérieure à 35°C.

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Des mesures d'adaptation jugées insuffisantes

Le ministère avait pourtant diffusé une circulaire recommandant de "veiller à l'hydratation des élèves" et d'"adapter les horaires si nécessaire". Dans les faits, peu d'établissements ont pu modifier les heures d'épreuves. "On nous a dit de donner de l'eau aux élèves, mais comment faire quand on surveille 30 candidats ?" s'interroge un professeur. Le SNES-FSU estime que le report d'une semaine aurait été possible sans compromettre le calendrier des corrections.

Un précédent en 2024 déjà critiqué

L'année dernière, des conditions similaires avaient déjà été dénoncées. En 2024, le brevet s'était déroulé sous 38°C, provoquant des malaises. Le ministère avait alors promis des améliorations. "Rien n'a changé", déplore un parent d'élève. Selon Météo-France, les épisodes caniculaires sont de plus en plus fréquents et intenses en France, ce qui pose la question de l'adaptation des examens nationaux.

Les conséquences sur les résultats

Les épreuves écrites de français, mathématiques et histoire-géographie ont été maintenues. Les résultats sont attendus pour le 10 juillet. Des syndicats craignent que les conditions climatiques aient faussé les résultats, pénalisant les élèves les plus vulnérables. "Ce n'est pas égalitaire", insiste le SNES-FSU. "Certains ont passé l'épreuve dans une salle climatisée, d'autres dans une fournaise."

Le ministère de l'Éducation nationale n'a pas communiqué de bilan officiel des malaises, mais des sources hospitalières signalent une augmentation des consultations pour coup de chaleur chez les adolescents ces deux jours.

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