Le directeur général de l'enseignement scolaire, Édouard Geffray, a annoncé ce mardi 19 mai 2026 la réactivation du « totem de l’orthographe » dans le cadre du baccalauréat. Cette décision vise à prouver l’exigence de l’examen et à répondre aux critiques sur le niveau des élèves.
Un retour symbolique
L’épreuve d’orthographe, supprimée en 2019 lors de la réforme du bac, faisait l’objet de vifs débats. De nombreux enseignants et intellectuels déploraient la disparition de cette épreuve, considérée comme un marqueur de la maîtrise de la langue française. Édouard Geffray a justifié ce retour par la nécessité de « remettre l’orthographe au cœur des apprentissages ».
Les modalités de l’épreuve
Le « totem de l’orthographe » prendra la forme d’une dictée de 10 à 15 lignes, notée sur 10 points, qui comptera pour 5 % de la note finale du baccalauréat. Cette épreuve sera commune à toutes les séries générales et technologiques. Les élèves de la voie professionnelle ne seront pas concernés dans un premier temps.
Selon le ministère, cette épreuve permettra de « valoriser la maîtrise de la langue » et de « donner des repères aux élèves ». Des sessions de rattrapage seront organisées pour les candidats ayant obtenu une note inférieure à 5/10.
Réactions mitigées
Les syndicats enseignants sont divisés. Si certains saluent le retour d’une épreuve exigeante, d’autres dénoncent une « mesure gadget » qui ne résout pas les problèmes de fond de l’éducation nationale. Du côté des élèves, l’annonce suscite de l’inquiétude, notamment chez ceux qui ont des difficultés en orthographe.
Le ministère assure que des dispositifs d’accompagnement seront mis en place dès la rentrée 2026 pour aider les élèves à se préparer. Des exercices d’orthographe seront intégrés aux programmes de français de la classe de seconde.
Un enjeu politique
Cette décision intervient dans un contexte de polémiques récurrentes sur le niveau des élèves. Le gouvernement souhaite montrer sa détermination à restaurer l’autorité de l’école et à lutter contre le déclin de la maîtrise du français.
Édouard Geffray a conclu en déclarant : « L’orthographe est un totem, un symbole de l’exigence républicaine. Nous devons le réactiver pour redonner du sens à l’examen. »



