Attention, risques de décrochage. Cet été, les taux de réussite des élèves au baccalauréat et plus encore au brevet des collèges (DNB) devraient connaître une baisse sensible. Difficile à ce stade d’évaluer dans quelles proportions, mais il serait très étonnant de retrouver les 96,2 % de réussite au bac général et les 85,5 % de réussite au DNB enregistrés en 2025. « Il y aura probablement une baisse au brevet et une légère baisse au bac », a confirmé ce mardi 19 mai Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale.
Comme ses prédécesseurs Gabriel Attal et Élisabeth Borne, l’actuel ministre entend redonner toute leur valeur aux diplômes nationaux. Pour le brevet, après la fin, il y a deux ans, des correctifs académiques qui permettaient de « gonfler » les notes, de nouveaux aménagements vont voir le jour. Les correcteurs recevront des consignes pour sanctionner plus durement les erreurs de syntaxe, d’orthographe et de grammaire dans les copies du bac. « On ne va pas dire une faute d’accord, c’est moins 0,5 point. C’est la qualité globale de la copie qui comptera », a indiqué le ministre.
Cette décision s’inscrit dans une volonté de renforcer l’exigence linguistique dès le plus jeune âge. Une maîtrise solide de la langue est jugée indispensable pour obtenir la moyenne. Les enseignants devront évaluer la qualité rédactionnelle dans son ensemble, et non plus se contenter de compter les erreurs. Cette approche globale devrait entraîner une diminution du nombre de candidats admis, mais le ministre espère ainsi restaurer la crédibilité des examens nationaux.



