Collège des Salins : des élèves de 6e sans prof de français depuis deux mois
6e sans prof de français : mobilisation au collège des Salins

Ce mardi 5 mai, à 8 heures, membres de la FCPE, parents d’élèves et enseignants se sont rassemblés devant le collège des Salins, à Villeneuve-lès-Maguelone, pour protester contre une situation qui dure depuis deux mois : l’absence non remplacée d’une professeure de français. La mobilisation a réuni une quinzaine de personnes.

Le français, une matière essentielle

Depuis son arrêt maladie, survenu avant les vacances de février, deux classes de 6e se retrouvent privées de cours dans une discipline fondamentale. « C’est inquiétant car le français est une matière essentielle. Nous travaillons à la maison mais c’est difficile pour nous, les parents, nous ne sommes pas professeurs », témoigne Marie, mère d’un élève concerné. En attendant, des devoirs en autonomie ont été mis en place, mais tous les élèves ne disposent pas des mêmes conditions de suivi. « Ce n’est pas évident, certains décrochent », ajoute-t-elle.

Un problème structurel pointé par la FCPE

Du côté de la FCPE, l’inquiétude monte. Sa présidente, Hélène Pétrus, dénonce un problème structurel : « C’est une situation récurrente, sans solution depuis plusieurs années. Avant, le rectorat arrivait encore à répondre, aujourd’hui il ne répond plus : il n’y a plus de professeurs remplaçants disponibles sur le territoire. Le constat semble assez clair : il y a un vrai problème d’attractivité du métier et de moyens. » Elle insiste également sur l’âge des élèves : « Des 6e ne peuvent pas travailler seuls en autonomie sur une matière comme le français. »

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Des solutions insuffisantes face à un manque criant

L’établissement tente de s’adapter et de faire au mieux, mais reconnaît ses limites. Les autres enseignants de lettres du collège interviennent ponctuellement, des cahiers d’activités ont été distribués, quelques heures ont été dégagées. « Mais cela ne remplace pas 4 h 30 de cours par semaine », souligne-t-on. Le rectorat, en contact avec la FCPE, indique que le vivier de remplaçants est actuellement insuffisant, une situation qui dépasse le cadre local. Des mobilisations similaires émergent ailleurs en France.

Une « école à deux vitesses » dénoncée

Sur place, les parents évoquent une « école à deux vitesses », alors même que l’Éducation nationale alerte sur les difficultés en lecture et en écriture à l’entrée en 6e. Une audience auprès du Dasen (directeur académique des services de l’Éducation nationale) a été sollicitée. En attendant, la mobilisation pourrait se poursuivre si aucune solution n’est trouvée rapidement.

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