300 millions d'ordinateurs enterrés devant Microsoft France
300 millions d'ordinateurs enterrés chez Microsoft

Ce jeudi 25 avril, plusieurs associations de défense de l'environnement et de consommateurs ont organisé une action choc devant le siège de Microsoft France, à Issy-les-Moulineaux. Elles ont symboliquement enterré 300 millions d'ordinateurs pour dénoncer la pratique de l'obsolescence programmée, qui pousse les consommateurs à renouveler leurs équipements alors qu'ils pourraient encore fonctionner.

Un geste fort pour alerter sur l'impact environnemental

Les associations, dont Greenpeace, Les Amis de la Terre et UFC-Que Choisir, ont déposé des centaines de cartons vides représentant les appareils jetés chaque année en France. Selon elles, l'obsolescence programmée est une stratégie délibérée des fabricants pour limiter la durée de vie des produits et augmenter les ventes. Cette pratique a des conséquences désastreuses sur l'environnement : extraction de matières premières, consommation d'énergie, production de déchets électroniques.

Microsoft pointé du doigt

Microsoft est particulièrement visé pour son système d'exploitation Windows 11, qui exige des processeurs récents et exclut de nombreux ordinateurs pourtant performants. Les associations estiment que cette politique logicielle est une forme d'obsolescence programmée. Elles réclament une législation plus stricte pour obliger les fabricants à garantir une durée de vie minimale de leurs produits et à faciliter la réparation.

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L'action s'est déroulée dans le calme, mais les manifestants ont scandé des slogans comme "Stop à l'obsolescence" ou "Droit à la réparation". Une délégation a été reçue par la direction de Microsoft France, qui s'est engagée à étudier leurs demandes.

Un problème mondial

L'obsolescence programmée n'est pas propre à Microsoft. De nombreux secteurs, de l'électronique à l'électroménager, sont concernés. En France, la loi anti-gaspillage de 2020 a introduit un indice de réparabilité, mais les associations jugent les mesures insuffisantes. Elles appellent à une prise de conscience collective et à des actions concrètes des pouvoirs publics.

Cette action symbolique vise à interpeller les citoyens et les décideurs. Les associations comptent poursuivre leur mobilisation pour obtenir des avancées législatives, notamment au niveau européen, où une directive sur le droit à la réparation est en discussion.

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