À Carpentras, le maire de la ville, Hervé de Lépinau, a présenté la liste des subventions allouées aux associations lors du dernier conseil municipal. À la surprise générale, le Planning familial perd plusieurs milliers d’euros. Cette décision, prise vendredi 5 juin, fait réagir bien au-delà du département du Vaucluse.
Une baisse de près de 3 000 euros
L’équipe municipale a dû trancher sur les subventions destinées aux associations de la commune. Le maire a choisi de réduire les dotations pour plusieurs d’entre elles, dont le Planning familial. Au total, près de 3 000 euros ont été retirés par rapport à l’année précédente. Cette somme représente une part significative du budget de l’association, qui accompagne les jeunes sur les questions de sexualité et de santé sexuelle.
Une décision politique assumée
Interrogé sur les raisons de cette coupe, Hervé de Lépinau a clairement affirmé le caractère politique de sa décision. « Élections après élections, ils ne cessent de taper sur le RN. Le Planning familial prend ouvertement fait et cause contre le Rassemblement National », a-t-il justifié. Selon l’édile, des « lignes rouges ont été franchies » par l’association, ce qui a motivé la réduction de la subvention. Il estime par ailleurs que « sans les 3 000 euros de la mairie, le Planning familial ne va pas non plus s’effondrer ».
Réactions et conséquences
Cette annonce a provoqué une onde de choc parmi les défenseurs des droits des femmes et des associations locales. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une « attaque politique » contre une structure essentielle à la santé sexuelle et à l’éducation des jeunes. Le Planning familial de Carpentras, déjà fragilisé par des difficultés financières, voit ainsi ses ressources diminuer. L’association devra désormais trouver d’autres sources de financement pour maintenir ses activités.
Cette situation rappelle d’autres cas similaires en France, où des collectivités locales ont réduit leurs subventions à des associations jugées trop critiques envers le pouvoir en place. Le débat sur l’indépendance des associations et leur financement public est ainsi relancé.



