Près d'Angers, une mère de famille dénonce les conditions de vie dans son appartement touché par l'humidité et les moisissures. Elle affirme que les problèmes de salubrité du logement ont des conséquences sur sa santé et celle de sa fille de 5 ans.
Un appartement envahi par les moisissures
À Montreuil-Juigné, près d'Angers, Adèle Rousseau dit vivre depuis plus d'un an dans un appartement envahi par l'humidité et les moisissures. Installée avec sa fille de 5 ans dans ce logement situé au rez-de-chaussée d'un immeuble des années 1980, la locataire affirme subir d'importants problèmes de santé qu'elle relie à l'insalubrité de son appartement.
Dans la salle de bains, le plafond est abîmé, les joints noircissent et l'air reste saturé d'humidité malgré l'utilisation permanente de deux humidificateurs. Un taux de 72 % a même été relevé dans l'appartement. Selon l'association Qualitel, un excès d'humidité supérieur à 70 % peut provoquer moisissures et troubles respiratoires.
Des conséquences sur la santé
"Très vite, je me suis réveillée avec le mal de tête", raconte à Ouest-France la locataire. Sa fille souffre désormais d'un asthme léger et ne dort plus dans sa chambre, dont les murs sont touchés par de larges traces d'humidité. Adèle Rousseau explique également qu'une prise de sang a révélé la présence de monoxyde de carbone dans son organisme. "On ne sait pas d'où cela vient".
Une VMC basse pression a bien été installée dans les combles, mais la moisissure revient sans cesse, explique la mère qui constate que des voisins sont également touchés. "Je veux partir d'ici !"
Des problèmes structurels et une réponse insuffisante
L'immeuble présente aussi des problèmes structurels puisque des étais ont été installés sous plusieurs balcons fissurés, visibles depuis le salon d'Adèle. Le bailleur Meldomys locatif évoque des difficultés liées au vieillissement du bâtiment et au système de ventilation. Fin avril, l'Agence régionale de santé (ARS) a relevé un "manquement aux règles d'hygiène et de salubrité", sans considérer le logement comme insalubre. Une décision que ne comprend pas la mère de famille : "Je vis dans un logement dégradé. Je veux partir d'ici !"



