Renaud Muselier candidat aux sénatoriales : un parcours semé d'embûches
Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a annoncé qu’il serait candidat aux élections sénatoriales de septembre dans les Bouches-du-Rhône. Cette décision, prise après la débâcle de la droite et du centre, le place sur un chemin complexe, marqué par une rivalité inattendue avec la ministre déléguée Sabrina Agresti-Roubache et par la nécessité de conclure un accord avec Les Républicains (LR).
Une candidature surprise qui crée des tensions
Sabrina Agresti-Roubache, ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, et proche du couple Macron, souhaite également se présenter dans le même département. « Mais qui lui a mis ça dans la tête alors qu’elle a déjà un ministère ? », s’interroge un proche de Renaud Muselier, qui n’avait pas anticipé cette candidature. « Il est difficile de voir venir les saillies d’Agresti-Roubache… », ajoute-t-il. Le président de région qualifie ce « match » d’« intéressant, assez surprenant » et « inamical », et appelle « le Premier ministre et le président à s’occuper de cette affaire ».
Un deal avec LR pour une liste d’union
Pour maximiser ses chances, Renaud Muselier, à la fois ancien LR et délégué régional de Renaissance, entend conduire une liste d’union du bloc central et des Républicains. Ce rapprochement avec LR est crucial, mais il nécessite des négociations délicates. Le chemin vers le Sénat s’annonce donc semé d’embûches, entre rivalités internes et alliances politiques complexes.



