Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, s'est rendu ce dimanche sur le site de la free party géante organisée près de Bourges, dans le Cher. Il a annoncé une fermeté accrue face à ce type de rassemblement illégal, promettant une verbalisation systématique des participants.
Une visite sous tension
Accompagné des forces de l'ordre, Laurent Nuñez a pu constater l'ampleur du dispositif mis en place pour encadrer le Teknival, qui a débuté vendredi. Les organisateurs avaient choisi un terrain militaire près de Bourges, ville natale du ministre, pour protester contre les textes législatifs visant à durcir les sanctions contre les free parties et leurs participants.
Une réponse ferme du gouvernement
Interrogé sur cette revendication, le ministre a rétorqué : « Cette revendication ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d'organisation sauvage que nos concitoyens ne comprennent pas. » Il a assuré que « tous ceux qui sortent de ce Teknival » seraient « verbalisés à double titre », pour avoir pénétré sur un terrain militaire et pour avoir participé à un rassemblement illégal.
Un cadre légal renforcé
Le gouvernement prévoit de durcir les sanctions contre les organisateurs de free parties, avec des peines pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Les participants s'exposent à des contraventions de 5e classe. Laurent Nuñez a souligné que ces mesures visent à dissuader ce type d'événements, souvent sources de nuisances sonores et de dégradations.
Le Teknival de Bourges, qui rassemble plusieurs milliers de participants, devrait se poursuivre jusqu'à lundi. Les autorités restent mobilisées pour assurer la sécurité et faire respecter la loi.



