La cour d'appel de Paris a annoncé ce mercredi la création d'un poste de porte-parole, une première pour une juridiction française. Cette décision vise à améliorer la communication de l'institution judiciaire avec les médias et le public, dans un contexte de défiance croissante envers la justice.
Un besoin de transparence
Selon le premier président de la cour, Jean-Michel Hayat, cette initiative répond à un besoin de transparence et de pédagogie. "Nous devons expliquer notre fonctionnement, nos décisions, et répondre aux interrogations des citoyens", a-t-il déclaré. La porte-parole, qui prendra ses fonctions en septembre, sera chargée d'organiser les relations avec la presse, de préparer les communiqués officiels et de coordonner les interventions médiatiques des magistrats.
Un profil recherché
Le poste sera pourvu par un magistrat ou un fonctionnaire de greffe, sélectionné pour ses compétences en communication. La cour d'appel de Paris, qui traite des affaires sensibles comme les dossiers de terrorisme ou de criminalité financière, souhaite ainsi renforcer sa crédibilité et son accessibilité.
Cette annonce intervient alors que la justice française est régulièrement critiquée pour son opacité. Plusieurs réformes récentes, comme la loi de programmation de la justice, ont déjà tenté d'améliorer la communication des tribunaux. La création d'un porte-parole à Paris pourrait faire des émules dans d'autres juridictions.
Les syndicats de magistrats ont accueilli la nouvelle avec prudence, soulignant que la communication ne doit pas se faire au détriment de l'indépendance judiciaire. "C'est un outil utile, à condition qu'il serve à informer et non à influencer", a commenté un représentant de l'Union syndicale des magistrats.
La cour d'appel de Paris espère que cette initiative contribuera à restaurer la confiance des citoyens dans l'institution judiciaire. Les modalités précises de la communication seront détaillées dans les prochains mois.



