Le parfum d’embrouille a fini par embaumer les pièces de la vieille maison. Les désaccords stratégiques en vue de 2027 ont eu raison de l’alliance entre les deux hommes au sein de l'appareil socialiste. D'un côté, Olivier Faure prône une primaire du "Front Populaire 2027" ; de l'autre, Boris Vallaud milite pour une coalition "Construire 2027".
Une rupture annoncée
Un socialiste peut aussi tenir ses promesses. "Je n’aurai pas ma place dans une direction qui choisit l'enlisement", déclarait le patron des députés PS au Parisien, le 31 mars dernier. Une direction qui, de surcroît, lui a rarement demandé son avis. Vendredi 8 mai, le faiseur de rois au PS a donc rompu les liens qui unissaient son courant à celui d’Olivier Faure depuis le dernier congrès de Nancy.
Les griefs du Landais
Au cœur des griefs, le député des Landes n’a eu de cesse de plaider pour une désignation rapide, "à l’été", d’un chef de file socialiste (en d'autres termes, un candidat pour 2027), de son projet, et de la stratégie de rassemblement à la présidentielle. Olivier Faure l’a certes entendu, mais, conscient d’être en minorité, ne l’a jamais écouté. "Il faut du temps, j’ignore pourquoi tout le monde se précipite", confiait en privé le premier secrétaire du Parti socialiste.
Cette rupture marque un tournant dans la préparation de l'élection présidentielle de 2027, alors que les socialistes tentent de trouver leur place dans un paysage politique fragmenté. La guerre interne entre les deux courants risque de fragiliser davantage le parti, déjà affaibli par des années de déclin électoral.



