Le jeudi 21 mai, le Conseil municipal de Saint-Paul-lès-Dax s'est réuni pour sa quatrième séance depuis le 15 mars 2026, avec 28 points à l'ordre du jour. La chaleur ambiante et les invectives ont rythmé les débats, laissant transparaître les tensions persistantes de la campagne électorale.
Une opposition sous tension
Dès le début de la séance, Julien Bazus a soulevé la question de la disposition des élus, évoquant un courrier resté sans réponse pour siéger du même côté de la table. La maire Catherine Raba a rétorqué en critiquant la victimisation de l'opposition, affirmant que la nouvelle disposition permettait une meilleure communication. Sylvie Péducasse a noté que le compte rendu de la séance précédente n'était pas fidèle, tandis que Sébastien Ducasse a déploré l'absence de représentation de l'opposition dans plusieurs instances, comme l'OMS et le comité de jumelage.
Règlement intérieur contesté
Le débat sur le règlement intérieur a été particulièrement vif. Les élus sortants ont dénoncé la suppression de l'article 7, qui permettait l'intervention citoyenne. Cathy Raba a justifié cette décision en soulignant le faible nombre de questions posées lors du mandat précédent, souvent hors sujet. Julien Bazus a répliqué que cela supprimait un droit, et que les nouvelles règles limitaient le temps de parole et exigeaient un délai de trois jours ouvrés pour déposer une question.
Charte de modération et accusations de propagande
La charte de modération sur les réseaux sociaux, le magazine municipal et la lettre informant les administrés de l'abandon du projet Léopard ont été critiqués comme de la propagande post-électorale. Dominique Romain a rappelé que le tribunal administratif avait tranché en faveur de la majorité dans une affaire de censure d'une tribune de l'opposition. Arthur Chasseur a reconnu ses propos déplacés de la semaine précédente, faisant son mea culpa.
Comptes administratifs : des investissements en berne
Dominique Romain a présenté les comptes administratifs, notant que le taux de réalisation des investissements n'était que de 34 % sur six ans. Il a cité l'exemple des travaux de voirie, budgétés à 640 000 euros mais réalisés à seulement 17 000 euros. Il a annoncé un emprunt pour le complexe sportif Toumalin, alors que le mandat précédent n'en avait pas contracté. Julien Bazus a défendu le bilan de son équipe, énumérant les réalisations comme la salle du Temps libre, la crèche ou la géothermie, et a accusé Dominique Romain de malhonnêteté intellectuelle.
Lassitude et perspectives
Sylvie Péducasse a exprimé sa lassitude face à des débats épuisants, rappelant que les reproches sur la masse salariale étaient récurrents. Le prochain Conseil municipal, prévu le 20 juillet, promet d'être tout aussi houleux, avec l'espoir d'une isolation thermique de la salle pour apaiser les esprits.



