Une promesse de campagne tenue
Depuis le mois de mai 2026, les grandes artères de Cagnes-sur-Mer sont ornées de drapeaux français. Cette initiative, promise par le maire Bryan Masson lors de sa campagne électorale, vise à afficher la fierté nationale. Des dizaines de kakemonos ont été accrochées aux lampadaires de la ville, créant un paysage tricolore qui devrait rester en place jusqu'au 14 juillet, puis finalement toute l'année.
Un geste patriotique assumé
« Nous sommes fiers d'être français. Parce que nous n'avons pas honte de qui nous sommes et que nous ne renions pas notre histoire, nos valeurs », a déclaré l'élu du Rassemblement national. Les bannières arborent également les armoiries municipales avec son lévrier bleu, représenté en noir et blanc. Sur les réseaux sociaux, la mesure suscite de nombreuses réactions enthousiastes, mêlant patriotisme et nationalisme, même si quelques voix critiques y voient un simple coup de communication sans réponse aux problèmes locaux comme le logement ou les transports.
Le château de Cagnes-sur-Mer également pavoisé
Le maire va plus loin en annonçant un pavoisement total du château médiéval, déjà éclairé aux couleurs nationales la nuit. Il y a une dizaine d'années, le fortin du XIVe siècle arborait une quinzaine de drapeaux internationaux, dont ceux de la Suède, de l'Allemagne, du Danemark, du Portugal et de Monaco. Ces derniers ont été retirés, ne laissant place qu'à un drapeau ukrainien, hissé en signe de solidarité depuis l'invasion russe de 2022. Le sort de ce drapeau reste incertain, le maire n'ayant pas exprimé l'intention de le retirer, contrairement au drapeau européen, qui a été supprimé de la salle du conseil municipal, provoquant une polémique nationale sur l'euroscepticisme de l'édile.
Des réactions contrastées
Les élus d'opposition ont des avis partagés. La liste Nouvelle Énergie salue la démarche lors des célébrations mais s'interroge sur le coût de la mesure. Philippe Touzeau-Ménoni (divers centre) se réjouit que le drapeau français côtoie celui de la ville, mêlant ancrage local et attachement national. Cédric Garoyan espère y voir un attachement aux valeurs humanistes de la République, tout en craignant que l'extrême droite transforme un symbole de fraternité en marqueur idéologique excluant. Malgré les critiques, le maire reste ferme : « C'est la France qu'il faut mettre en avant parce que nous sommes français et que nous ne devons notre réussite et notre ambition qu'à la France. »



