Si vous avez décroché de l'actualité ce week-end, voici les principales informations à retenir des samedi 6 et dimanche 7 juin.
Mort de Bernadette Chirac
L'ex-Première dame Bernadette Chirac est décédée vendredi soir à l'âge de 93 ans. Figure singulière de la vie publique française, elle aura dépassé son rôle traditionnel pour s'imposer comme une personnalité engagée, notamment auprès des enfants hospitalisés. Peu après l'annonce de sa mort, faite par sa fille Claude samedi, Emmanuel Macron a salué une « grande dame de cœur », soulignant son action à la tête de la Fondation des Hôpitaux et son engagement « pour des millions de malades anonymes ». Son nom reste indissociable de l'opération « Pièces jaunes », qui avait contribué à la rendre très populaire. Au-delà de son image, Bernadette Chirac incarnait aussi une forme d'influence politique, discrète mais réelle. À droite comme à gauche, les hommages évoquent une femme « indépendante », « fidèle » et « de caractère », qui avait su trouver sa place dans un univers politique largement masculin.
Bouygues Telecom, Free et Orange rachètent SFR
Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange ont conclu samedi soir un accord avec Altice France pour le rachat de sa filiale SFR, pour un montant total de 20,35 milliards d'euros. Cette opération d'ampleur, qui doit encore être validée par les autorités de la concurrence, ouvrirait la voie à une recomposition majeure du marché français des télécoms, avec un retour à trois opérateurs. Si les entreprises mettent en avant des « synergies » et des capacités d'investissement renforcées, l'opération suscite déjà des interrogations sur ses conséquences sociales. Les salariés de SFR repris bénéficieraient d'une garantie d'emploi jusqu'en 2029, selon l'accord, mais la période de transition s'annonce longue et incertaine.
Hommage à Lyhanna
La petite commune de Fleurance (Gers) a rendu hommage dimanche à Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le silo d'un site agricole désaffecté, lors d'une marche blanche qui a réuni plusieurs milliers de personnes. Le principal suspect, Jérôme B., est en détention provisoire. Les parents et le frère de Lyhanna étaient en tête de cortège, visages graves, derrière une banderole sur laquelle est écrit : « Plus jamais ça ! On t'aime. Tu nous manques ». Au-delà du deuil, la colère grandit autour du traitement judiciaire des plaintes visant le principal suspect, déjà mis en examen et incarcéré pour enlèvement et séquestration. Plusieurs plaintes et signalements pour viols sur mineurs le concernaient, sans qu'il ait été entendu par les enquêteurs avant les faits. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a présenté ses excuses à la famille, tandis qu'Emmanuel Macron a évoqué un « dysfonctionnement inacceptable » et réclame des explications. À gauche, les appels à la démission du ministre de la Justice ont commencé à fleurir ce week-end.
Mélenchon lance sa campagne présidentielle à Saint-Denis
Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle dimanche à Saint-Denis par une attaque frontale contre le Rassemblement national, accusé de porter un « suprémacisme » fondé sur une « hiérarchisation » des peuples « selon l'ethnie et la religion ». Il a également ciblé Jordan Bardella, président du Rassemblement national, l'accusant de vouloir supprimer le droit du sol, une mesure qu'il qualifie de « crime anti-national ». À rebours, Mélenchon a défendu son concept de « Nouvelle France » rappelant qu'« un Français sur trois » est un « héritier de l'immigration ». « On est chez nous », a-t-il lancé, reprenant un slogan habituellement associé à l'extrême droite. Affirmant croire « à l'intelligence de la France », il a rejeté l'idée d'un pays « raciste » ou « fasciste », appelant à une vision inclusive de la nation.
L'équipe de foot iranienne est arrivée au Mexique
À quelques jours du début du Mondial de foot, le 11 juin, l'équipe iranienne de football est arrivée dimanche à Tijuana, au Mexique, où elle a établi son camp de base pour la Coupe du monde, sur fond de fortes tensions diplomatiques avec les États-Unis, coorganisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada. Dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, la participation de la « Team Melli » prend une dimension politique rare. Si les joueurs ont obtenu leurs visas, une quinzaine de membres de l'encadrement, dont le président de la fédération Mehdi Taj (qui a servi au sein des Gardiens de la révolution), en ont été privés par Washington. Une situation inédite, alors que l'Iran doit disputer ses matchs de poule à Los Angeles et Seattle. L'équipe pourrait être contrainte de n'entrer et sortir du sol américain que le jour même des rencontres, selon l'ambassadeur iranien au Mexique.



