À un an de l'élection présidentielle, Édouard Philippe affine son discours sécuritaire. L'ancien Premier ministre, candidat déclaré à la présidentielle de 2027, a présenté ce jeudi les grandes lignes de son plan de lutte contre le narcotrafic, un sujet qui monte en puissance dans le débat public.
Un plan en trois axes
Lors d'une conférence de presse à Paris, Édouard Philippe a détaillé les trois piliers de sa stratégie : la répression, la prévention et la coopération internationale. Il propose notamment la création d'une agence nationale de lutte contre le narcotrafic, sur le modèle de l'Agence américaine antidrogue (DEA).
Répression renforcée
Le candidat souhaite alourdir les peines pour les trafiquants, avec des peines planchers pour les chefs de réseau. Il prévoit également la confiscation systématique des avoirs criminels et le renforcement des moyens des douanes et de la police judiciaire.
Prévention et éducation
Édouard Philippe mise sur un plan de prévention ambitieux dans les écoles et les quartiers sensibles. Il propose des campagnes de sensibilisation massives et un soutien accru aux associations de terrain.
Coopération internationale
Le candidat insiste sur la nécessité d'une coopération renforcée avec les pays producteurs et de transit, en particulier en Afrique et en Amérique latine. Il préconise la création d'une task force européenne dédiée.
Un sujet clivant
Ce plan intervient alors que la lutte contre le narcotrafic est devenue un thème majeur de la campagne. Les concurrents d'Édouard Philippe, à droite comme à gauche, n'ont pas tardé à réagir. Certains jugent ses propositions insuffisantes, d'autres trop répressives.
Le candidat espère ainsi convaincre les électeurs de sa capacité à incarner une autorité ferme mais mesurée, à un an du scrutin.



