Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle dimanche 7 juin 2026 à Saint-Denis, devant plusieurs milliers de personnes rassemblées face à la Basilique. Lors de ce premier meeting, le candidat de La France Insoumise a vivement critiqué le Rassemblement national, l'accusant de porter un projet « suprémaciste ».
Une accusation de suprémacisme
« Dans ce chaos naissant, un nouveau projet politique germe, dans les guerres du Moyen-Orient et du trumpisme : voici ce qu’il faut appeler le suprémacisme, c’est-à-dire une volonté de hiérarchisation humaine pour dominer les peuples en les divisant en ethnie et en religion. En France, le suprémacisme est porté par le RN », a déclaré Mélenchon.
Il a également pris pour cible Jordan Bardella, président du RN, qu'il a qualifié de « bon trumpiste », en raison de sa volonté de supprimer le droit du sol. Une telle mesure serait, selon Mélenchon, un « crime anti-national ».
Un appel à l'unité et à la fierté de l'immigration
Le candidat insoumis a rappelé qu'un Français sur trois est un héritier de l'immigration, citant le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. « Nous ne renierons pas, mesdames et messieurs les fachos, les sacrifices et l'amour de nos grands-parents qui nous permettent d'être ici dans ce pays qu'ils ont tant contribué à bâtir », a-t-il lancé, sous les acclamations de la foule scandant « On est chez nous ! ».
Mélenchon a conclu en affirmant sa foi en la France : « Nous croyons à l'intelligence de la France, nous croyons que notre pays n'est pas raciste, notre pays n'est pas fasciste. »



