Baptiste Bize : l'art de la mauvaise foi en politique avec le fiasco des JO 2030
Mauvaise foi politique : l'exemple des JO 2030 à Nice et Lyon

L'édito de Baptiste Bize, directeur de la rédaction, met en lumière l'art de la mauvaise foi en politique, illustré par le fiasco des Jeux olympiques d'hiver de 2030 à Nice. Alors que le maire de droite de Nice, Éric Ciotti, justifie son opposition au projet de patinoire provisoire dans l'Allianz Riviera en invoquant des arguments environnementaux et budgétaires, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, se félicite des retombées économiques de 500 millions d'euros pour sa ville.

Des arguments contradictoires selon les camps

Éric Ciotti a déclaré devant des entrepreneurs des Alpes-Maritimes : « C'est une aberration environnementale ! Faire de la glace dans une enceinte aussi vaste, c'est une aberration budgétaire ! » Un discours surprenant venant d'un élu de droite, habituellement favorable aux grands projets. De son côté, Grégory Doucet s'est réjoui de « l'engouement de la population » et des retombées touristiques liées à l'accueil de « dizaines de milliers de personnes », en contradiction avec les positions décroissantes de son parti écologiste.

La gauche niçoise et le RN lyonnais en porte-à-faux

À Nice, la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux, qui avait fait campagne contre les JO en dénonçant leur coût, a applaudi le transfert à Lyon. Dans le Rhône, les élus RN sont restés silencieux, pris entre leur intérêt local et la position de leur parti qui dénonce une « décision politique ». La mauvaise foi, parfois, impose le silence.

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Baptiste Bize conclut que la mauvaise foi n'est pas un défaut moral mais un outil de survie pour les politiques, capables de tordre les faits et d'adopter des doubles standards selon les circonstances.

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